Csaba Tabajdi est député européen, originaire de Hongrie et membre du groupe S&D. Alors que la Commission européenne a donné à son pays deux semaines pour dissiper ses doutes concernant la loi sur les médias promulguée fin décembre, il revient pour Toute l'Europe sur le débat autour de cette loi, sur les rapports des Hongrois et de l'Union européenne, mais également sur les priorités de la présidence hongroise du Conseil de l'Union européenne.
Le 1er janvier, la Hongrie a pris le relai de la Belgique dans l'exercice de la présidence tournante du Conseil de l'UE. Un évènement qui aurait pu susciter l'enthousiasme en Europe si, une semaine auparavant, le gouvernement de Viktor Orban n'avait pas adopté une loi très critiquée visant à contrôler les médias hongrois. Celle-ci prévoit des sanctions très importantes pour les médias ne diffusant pas une information "équilibrée", condition contrôlée par un comité composé uniquement de membres du parti au pouvoir. Toute l'Europe a interrogé le journaliste Thomas Schreiber sur la teneur de cette loi et ses conséquences pour la présidence hongroise.
Ce week-end, Elio di Rupo, président du parti socialiste francophone et chargé de conduire les négociations sur la formation du gouvernement belge, a jeté l'éponge devant le blocage persistant sur la réforme de l'Etat. Afin de mieux comprendre les enjeux politiques de ce pays présenté comme au bord de la scission, Touteleurope a interrogé Vincent de Coorebyter, chercheur au Crisp, qu'il dirige.