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La "République de Macédoine" (Makedonija) a obtenu son indépendance en 1991 lors de l’éclatement de la Yougoslavie. Une querelle l’oppose à Athènes à propos de sa dénomination, car la Macédoine est également une région grecque. C’est donc sous le nom d’Ancienne République Yougoslave de Macédoine que le pays obtient son adhésion à l’ONU.
Le Président de la république est depuis le 6 avril 2009 Gjorge Ivanov (parti conservateur VMRO-DPMNE). Nikola Gruevski (parti conservateur VMRO-DPMNE) est Premier ministre depuis juillet 2008. Il a été à nouveau porté au pouvoir avec les élections législatives anticipées qui se sont tenues le 5 juin 2011. La question de la décentralisation est un enjeu crucial pour ce jeune pays tiraillé par les divisions internes entre slaves et albanais.
Le président macédonien Gjorge Ivanov s'est engagé à améliorer les relations de son pays avec la Grèce, qui handicapent les efforts de Skopje pour adhérer à l'Union européenne.
Un accord de coopération entre Skopje et l’Union européenne a été signé en avril 1997. La vocation de l’ARYM à rejoindre l’UE, qui avait été affirmée lors du sommet UE/Balkans de Zagreb en 2000, a été rappelée à Thessalonique en juin 2003.
Après avoir signé un Accord de stabilisation et d'association (ASA) le 20 mars 2004, l'ARYM s'est vue reconnaître le statut de pays candidat lors du Conseil européen du 16 décembre 2005. Les prochaines étapes seront franchies en fonction des résultats des rapports rendus par la Commission européenne sur les progrès accomplis par le pays.
Le premier bilan annuel concernant ce pays a été remis par la Commission européenne le 8 novembre 2006. L'institution y indique que l'Ancienne République yougoslave de Macédoine est "en bonne voie de respecter les critères politiques". Les progrès économiques sont également notables et le pays devrait bientôt devenir une "économie de marché viable". Il s'agit maintenant de persévérer et d'accentuer encore les réformes surtout afin de se mettre en conformité avec l'acquis communautaire.
Le 18 février 2008, le Conseil a adopté un partenariat pour l'adhésion du pays qui énonce les réformes prioritaires nécessaires en vue de l'adhésion. Le 19 décembre 2009 marque la date de la libéralisation de l’octroi des visas par l'UE aux citoyens de l’ARYM.
Selon le dernier rapport de suivi, l’ARYM remplit les critères politiques pour l’adhésion à l’UE. Le pays bénéficie d'un gouvernement de coalition globalement stable et se dote progressivement d’une économie de marché viable.
Le pays est en voie d’aligner sa législation sur celle de l’UE. L’efficacité de l’administration publique et la qualité de la gouvernance fiscale restent cependant faibles. Des défis persistent en matière de réformes judiciaire et administrative, de lutte contre la corruption et de liberté de la presse. Un autre obstacle majeur à l’accession du pays concerne le différent qui l’oppose à la Grèce quant à l’utilisation du nom "Macédoine", également porté par une province grecque.
XIVe siècle : la Macédoine est intégrée à l’Empire ottoman, après avoir successivement appartenu à l’Empire romain, à l’Empire byzantin et aux royaumes serbe et bulgare.
1903 : l’insurrection d‘Ilinden marque le réveil de la conscience nationale macédonienne.
1913 : à la suite des guerres balkaniques, le territoire macédonien est partagé entre les Etats de la région : Grèce, Bulgarie et Serbie. L’ARYM est issue de la partie serbe, qui représente environ 40% du territoire de la Macédoine historique.
31 janvier 1946 : la Macédoine est l’une des six républiques formant la Fédération yougoslave.
17 septembre 1991 : la Macédoine se sépare pacifiquement de la Yougoslavie en proclamant son indépendance. Le nouvel Etat devient membre de l’ONU en 1993, puis du Conseil de l’Europe et de l’OSCE en 1995.
2001 : une grave crise politique secoue le pays. La minorité albanaise constituée en armée de libération nationale occupe des villages que le gouvernement décide de bombarder. L’OTAN intervient pour mettre fin au conflit. Les accords d’Ohrid, conclus avec le soutien de l’UE, prévoient un ensemble de mesures favorables à la minorité albanaise.
16 décembre 2005 : L'Ancienne République Yougoslave de Macédoine devient candidat officiel à l'adhésion.
L’ARYM se trouve au cœur des Balkans, et partage ses frontières avec l’Albanie, la Serbie et Monténégro, la Bulgarie et la Grèce. C’est un pays montagneux, dont les vallées constituent un point de passage stratégique entre l’Europe orientale et la Méditerranée.
La vallée du Vardar, sur lequel se trouve la capitale Skopje, est la principale trouée d’orientation nord-ouest / sud-est. La capitale concentre près d’un cinquième de la population totale (2 millions d’habitants).
La partie occidentale du pays réunit la plus grande partie des 25% d’albanophones que compte le pays, lequel reste marqué par des divisions religieuses, linguistiques et culturelles.
L’économie du pays a subi de plein fouet la disparition de la Yougoslavie et la crise de 2001. Après le choc de cette crise politique, l’économie a retrouvé une croissance normale (+ 4% en moyenne) qui s’est cependant ralentie en 2009 (- 0,7%) due à la crise économique globale. Le PIB par habitant reste peu élevé (environ 25% de la moyenne de l’UE).
Le secteur des services compte pour 60% d’une économie très ouverte au commerce extérieur, assuré essentiellement avec ses voisins balkaniques, notamment la Serbie (24 %), même si près de 60% des échanges sont réalisés avec des pays de l’UE. Les exportations demeurent très concentrées sur 3 secteurs : les produits métallurgiques, le textile et l’agroalimentaire (tabac, vin…).
Le pays a su stabiliser ses indicateurs macroéconomiques. Le gouvernement s’attache à maîtriser l’inflation et à consolider les finances publiques, notamment dans la perspective d’une adhésion à l’UE. Mais les chiffres du chômage restent élevés (32 %) et le marché noir est très répandu. Le niveau de corruption est également préoccupant.
L’art médiéval de Macédoine accorde une place prépondérante aux icônes, souvent réalisées sur des supports en bois. L'art traditionnel s'est particulièrement développé dans la production de fresques religieuses, les plus vieilles datant du XIe siècle siècle.
Au début du XIXème siècle, commencent à se fixer les normes de la langue littéraire, issue du langage populaire. Cette codification se prolonge en 1945. La poésie est le genre de prédilection de la littérature macédonienne, avant une ouverture à d’autres pays et styles dans les années 1950.
La musique traditionnelle dévoile des influences turques, gitanes et musulmanes. Elle se veut joyeuse et entraînante, se pratique en fanfares (cuivres, accordéons, instruments à cordes pincées).