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Revue de presse du 10 septembre 2008
Mercredi 10 septembre 2008
Relations extérieures
L'Ukraine, nouveau "pays européen"
"[Le] président Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, recevaient [hier à Paris] le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, pour annoncer un nouveau plan d'action destiné à déboucher sur un accord d'association entre l'Ukraine et l'UE d'ici à mars 2009" [Le Figaro].
"Cet accord est destiné à faire de l’Ukraine un pays bénéficiant de la plupart des politiques européennes [marché intérieur européen, facilités de visa, association à la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) et à
la politique énergétique de l’Union européenne] sans cependant faire partie des instances politiques de l’Union" [La Croix]. "L'UE a signé un tel accord avec la Croatie et la Macédoine (...) ainsi qu'avec la Serbie (...) et la Bosnie, l'Albanie et le Monténégro" [Les Echos].
En outre, l'Ukraine a été désignée "pays européen" [La Croix]. Pour Nicolas Sarkozy, "un avenir européen n’est donc pas exclu pour cette ex-République soviétique" [Libération], qui souhaite par ailleurs "devenir le grenier à blé de l'Europe" [La Tribune].
La déclaration, qui se contente "de prendre acte des aspirations européennes de l'Ukraine (...), ne ferme aucune porte", a insisté le président en exercice de l'UE [Le Figaro]. Pour le président Iouchtchenko, il s'agit même du "premier pas pour devenir membre de l'Union européenne" [Le Figaro].
Deux ombres planaient cependant sur le sommet UE-Ukraine. Tout d'abord, la crise politique en Ukraine, qui oppose le "très pro-occidental président ukrainien" [Libération] à son Premier ministre, Julia Timochenko, pourrait "retarder les discussions sur l’accord d’association" [La Croix].
"Une partie des Vingt-Sept - notamment l’Europe du Sud et l’Allemagne - reste prudente vis-à-vis d’un pays politiquement instable et très divisé quant à son identité [entre pro-occidentaux et russophiles]" [Libération].
"Certains pays, comme la Pologne, auraient souhaité un engagement plus explicite", alors que "plusieurs États membres, dont les Pays-Bas, [sont] hostiles à tout nouvel élargissement" [Le Figaro]. "La France, l'Allemagne et l'Italie", sont restées enclines à "ménager les susceptibilités du grand frère russe" [Le Figaro].
C'est donc surtout le conflit russo-géorgien qui occupait les esprits lors du sommet. "Nicolas Sarkozy a tenu a rappeler que l'intégrité territoriale de l'Ukraine n'était, aux yeux de l'UE, pas négociable" [Les Echos]. "Malgré le démenti du président russe Vladimir Poutine, les commentateurs craignent pour le futur statut de la Crimée" [L'Humanité], à "un moment où le Kremlin est passé à l'offensive pour briser ce qu'il considère comme une tentative d'encerclement par les occidentaux" [Le Monde]. Pour Bernard Poignant en effet, "la première guerre de Géorgie peut précéder la deuxième guerre de Crimée" [Le Monde], voire une "balkanisation du monde" pour Alain-Gérard Slama [Le Figaro]
En particulier, "les relations russo-ukrainiennes achoppent sur (...) l'arrimage du pays à l'OTAN" [Le Monde], question "ajournée au sommet atlantique de Bucarest, au mois d'avril, [et qui] devrait être de nouveau posée en décembre" [Le Figaro].
"En revanche, la volonté de Kiev d'adhérer à l'Union européenne (...) indispose relativement moins Moscou" [Le Monde]. Pour un conseiller russe, "Medvedev a montré sa volonté de coopérer avec l’Union européenne. C’est un tournant caché de la politique russe, qui se détache des Etats-Unis pour aller vers l’Europe" [Libération].
C'est dans ce contexte que "[la] France vient de soumettre à ses partenaires [européens] des propositions (...) [soulignant notamment] la 'complémentarité' des réponses européennes et américaines aux conflits régionaux comme aux défis globaux [Le Figaro].
En effet, la seule "mobilisation européenne ne donne aucune garantie de sécurité tangible aux pays de l'immédiat voisinage de Moscou. Pour ceux-là, l'OTAN reste la seule référence crédible, en l'absence de 'hard power' strictement européen, rappelait mardi une journaliste polonaise" [Le Figaro].
Références :
Les embarras de l'Europe élargie face à son voisin russe [Le Monde, p. 1 et 4]
Bernard Poignant : "Prélude à une deuxième guerre de Crimée" ? [Le Monde, p. 17]
Ukraine-UE, les enjeux d'un accord [Le Monde, p. 18]
- L’Union européenne propose un accord d’association à l’Ukraine, [Les Echos, p. 8]
L’Union européenne et l’Ukraine se rapprochent [La Croix, p. 9]
La main tendue de l’Union européenne à l’Ukraine [Libération, p. 12]
- L’Ukraine, graine de superpuissance agricole, [La Tribune, p. 26 et 27]
Après l'accord avec Moscou, l'Europe soutient l'Ukraine [Le Figaro, p. 1 et 6]
Kiev devient un partenaire stratégique de l'UE [Le Figaro, p. 7]
- Géorgie : la balkanisation du monde [Le Figaro, p. 19]
- Le président ukrainien ne fait pas recette à Paris, [L’Humanité, p.14]
- La position fragilisée de Viktor Iouchtchenko, [L’Humanité, p.14]
- La Russie renforce la diplomatie des Vingt-Sept [Le Figaro, p. 19]
En savoir plus :
Mission de l'UE à Moscou : la Russie plie mais ne rompt pas - Touteleurope
Relations extérieures
L'Ukraine, nouveau "pays européen"
"[Le] président Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, recevaient [hier à Paris] le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, pour annoncer un nouveau plan d'action destiné à déboucher sur un accord d'association entre l'Ukraine et l'UE d'ici à mars 2009" [Le Figaro].
"Cet accord est destiné à faire de l’Ukraine un pays bénéficiant de la plupart des politiques européennes [marché intérieur européen, facilités de visa, association à la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) et à
la politique énergétique de l’Union européenne] sans cependant faire partie des instances politiques de l’Union" [La Croix]. "L'UE a signé un tel accord avec la Croatie et la Macédoine (...) ainsi qu'avec la Serbie (...) et la Bosnie, l'Albanie et le Monténégro" [Les Echos].
En outre, l'Ukraine a été désignée "pays européen" [La Croix]. Pour Nicolas Sarkozy, "un avenir européen n’est donc pas exclu pour cette ex-République soviétique" [Libération], qui souhaite par ailleurs "devenir le grenier à blé de l'Europe" [La Tribune].
La déclaration, qui se contente "de prendre acte des aspirations européennes de l'Ukraine (...), ne ferme aucune porte", a insisté le président en exercice de l'UE [Le Figaro]. Pour le président Iouchtchenko, il s'agit même du "premier pas pour devenir membre de l'Union européenne" [Le Figaro].
Deux ombres planaient cependant sur le sommet UE-Ukraine. Tout d'abord, la crise politique en Ukraine, qui oppose le "très pro-occidental président ukrainien" [Libération] à son Premier ministre, Julia Timochenko, pourrait "retarder les discussions sur l’accord d’association" [La Croix].
"Une partie des Vingt-Sept - notamment l’Europe du Sud et l’Allemagne - reste prudente vis-à-vis d’un pays politiquement instable et très divisé quant à son identité [entre pro-occidentaux et russophiles]" [Libération].
"Certains pays, comme la Pologne, auraient souhaité un engagement plus explicite", alors que "plusieurs États membres, dont les Pays-Bas, [sont] hostiles à tout nouvel élargissement" [Le Figaro]. "La France, l'Allemagne et l'Italie", sont restées enclines à "ménager les susceptibilités du grand frère russe" [Le Figaro].
C'est donc surtout le conflit russo-géorgien qui occupait les esprits lors du sommet. "Nicolas Sarkozy a tenu a rappeler que l'intégrité territoriale de l'Ukraine n'était, aux yeux de l'UE, pas négociable" [Les Echos]. "Malgré le démenti du président russe Vladimir Poutine, les commentateurs craignent pour le futur statut de la Crimée" [L'Humanité], à "un moment où le Kremlin est passé à l'offensive pour briser ce qu'il considère comme une tentative d'encerclement par les occidentaux" [Le Monde]. Pour Bernard Poignant en effet, "la première guerre de Géorgie peut précéder la deuxième guerre de Crimée" [Le Monde], voire une "balkanisation du monde" pour Alain-Gérard Slama [Le Figaro]
En particulier, "les relations russo-ukrainiennes achoppent sur (...) l'arrimage du pays à l'OTAN" [Le Monde], question "ajournée au sommet atlantique de Bucarest, au mois d'avril, [et qui] devrait être de nouveau posée en décembre" [Le Figaro].
"En revanche, la volonté de Kiev d'adhérer à l'Union européenne (...) indispose relativement moins Moscou" [Le Monde]. Pour un conseiller russe, "Medvedev a montré sa volonté de coopérer avec l’Union européenne. C’est un tournant caché de la politique russe, qui se détache des Etats-Unis pour aller vers l’Europe" [Libération].
C'est dans ce contexte que "[la] France vient de soumettre à ses partenaires [européens] des propositions (...) [soulignant notamment] la 'complémentarité' des réponses européennes et américaines aux conflits régionaux comme aux défis globaux [Le Figaro].
En effet, la seule "mobilisation européenne ne donne aucune garantie de sécurité tangible aux pays de l'immédiat voisinage de Moscou. Pour ceux-là, l'OTAN reste la seule référence crédible, en l'absence de 'hard power' strictement européen, rappelait mardi une journaliste polonaise" [Le Figaro].
Références :
Les embarras de l'Europe élargie face à son voisin russe [Le Monde, p. 1 et 4]
Bernard Poignant : "Prélude à une deuxième guerre de Crimée" ? [Le Monde, p. 17]
Ukraine-UE, les enjeux d'un accord [Le Monde, p. 18]
- L’Union européenne propose un accord d’association à l’Ukraine, [Les Echos, p. 8]
L’Union européenne et l’Ukraine se rapprochent [La Croix, p. 9]
La main tendue de l’Union européenne à l’Ukraine [Libération, p. 12]
- L’Ukraine, graine de superpuissance agricole, [La Tribune, p. 26 et 27]
Après l'accord avec Moscou, l'Europe soutient l'Ukraine [Le Figaro, p. 1 et 6]
Kiev devient un partenaire stratégique de l'UE [Le Figaro, p. 7]
- Géorgie : la balkanisation du monde [Le Figaro, p. 19]
- Le président ukrainien ne fait pas recette à Paris, [L’Humanité, p.14]
- La position fragilisée de Viktor Iouchtchenko, [L’Humanité, p.14]
- La Russie renforce la diplomatie des Vingt-Sept [Le Figaro, p. 19]
En savoir plus :
Mission de l'UE à Moscou : la Russie plie mais ne rompt pas - Touteleurope













