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23/06/10 : Paris, Londres et Berlin annoncent de concert leurs taxes bancaires

La taxe bancaire est revenue sous les feux de la rampe hier après-midi, après la publication par Paris, Londres et Berlin d’une déclaration commune annonçant sa mise en œuvre prochaine dans les trois pays [Le Monde].

"Ces taxes visent toutes les trois à garantir que les établissements bancaires contribuent à la hauteur des risques auxquels ils exposent le système financier et l’économie en général et à les encourager à apporter les ajustements nécessaires à leur bilan pour réduire ces risques", annonce cette déclaration, à trois jours de l’ouverture du G8 et du G20.

Ce projet n’est pas nouveau. Proposée il y a un mois par le commissaire européen au marché intérieur Michel Barnier, alors qu’elle était déjà en chantier en Allemagne, la taxe avait déjà été soutenue par les trois pays. A l’époque, l’idée était d’alimenter grâce aux montants levés des fonds de résolution des crises, organisés au niveau national et coordonnés au niveau européen. Le commissaire a réitéré hier la nécessité pour les Etats européens d’agir même s’ils n’étaient pas suivis par les autres pays du G20 [Le Point].

Car la proposition risque en effet de ne pas passer. Certains pays, à commencer par l’hôte du sommet, le Canada, restent opposés à un tel mécanisme [Les Echos].

Mais deux questions restent encore en suspens pour les Européens : ce qui sera taxé – les bilans selon la majorité de la presse et le communiqué, les actifs les plus risqués selon Les Echos, en ce qui concerne la taxe française – mais surtout où ira l’argent récolté. Si l’Allemagne rejoint la proposition du commissaire sur l’idée d’un fonds indépendant, la France et le Royaume-Uni souhaitent l’inclure dans le budget, afin notamment de contribuer au renflouement des caisses publiques. Les gains pour l’Etat sont estimés à quelques centaines de millions d’euros pour le projet français, et 2 milliards de livres pour le projet britannique [Le Point].

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