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Revue de presse du 13 juillet 2009


Nabucco versus South Stream : la guerre du gaz continue


S'affranchir de la tutelle énergétique russe. Tel est l'objectif principal du projet de gazoduc Nabucco. "Un accord entre les cinq pays impliqués dans ce projet doit être signé aujourd’hui à Ankara. Le gazoduc devra transiter en grande partie par la Turquie, mais aussi par la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et l’Autriche". Ce "pipeline" est destiné avant tout à "réduire la dépendance de l’Union européenne à l‘égard du gaz russe", rappelle Euronews.

Le feu vert des Turcs va donner un coup d'accélérateur au projet. "Depuis plusieurs mois, Ankara négociait âprement avec la Commission européenne, afin de bénéficier de 15 % du débit du gazoduc. Le gouvernement turc a finalement renoncé à ces exigences, mais obtenu la promesse d'importantes rentrées fiscales", rapporte Le Figaro.

La construction d'un tel gazoduc doit permettre de transporter graduellement jusqu'à 31 milliards de m3 de gaz par an en provenance d'Asie centrale notamment vers l'UE. Cette diversification des sources d'approvisionnement énergétique est vitale pour une Europe refroidie par les crises gazières répétées avec le Kremlin.

Mais la Russie a déjà prévu une contre-offensive avec un projet concurrent : un gazoduc - South Stream - qui passera par la Mer noire pour rejoindre la Bulgarie. "Il est lancé conjointement par le géant russe Gazprom et l’entreprise italienne ENI. Un accord a été signé il y a quelques mois", explique Euronews.

"La principale interrogation qui demeure concerne [néanmoins] l'approvisionnement du gazoduc géant", écrit Le Monde. "L'Azerbaïdjan a en effet infligé une sévère déconvenue aux promoteurs de Nabucco en décidant début juillet d'accorder à Gazprom un accès prioritaire au plus grand gisement du pays, Shah Deniz (500 millions de mètres cubes par an à partir de 2010)", analyse Le Figaro.

Les Européens se veulent rassurant. "Nous ne serons pas à court de gaz. Il y a de nombreuses options. Mais l'Azerbaïdjan et ses champs gaziers de Shah Deniz et ACG sont la priorité", a déclaré Andries Piebalgs pour Le Monde, avant son départ pour Ankara. "L'Irak aussi est important, c'est un pays dans lequel nous plaçons beaucoup d'espoirs", a-t-il ajouté.

En savoir plus :

L'Europe et l'énergie - Touteleurope.fr
Le gaz russe reste bloqué en Ukraine [13/01/09] - Touteleurope.fr

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