Imprimer cette page Envoyer la page

Article

16/06/08Référendum irlandais : et maintenant, que faire ?   Votre commentaire

Ils ont dit "non". Seul peuple à se prononcer par voie référendaire sur le traité de Lisbonne, les Irlandais ont été une majorité (53,4 %) à le rejeter jeudi 12 juin. Quelques jours après l’annonce des résultats, l’Union européenne doit désormais tirer les conséquences de cette décision. Comment expliquer ce vote irlandais ? Que va devenir le traité de Lisbonne ? A moins de deux semaines du lancement officiel de la Présidence française de l’Union européenne, les questions sont nombreuses. Ce dossier devrait être au cœur des débats du prochain Conseil européen qui se tiendra les 19 et 20 juin à Bruxelles.


Les raisons du "non" irlandais

En 2005, la France et les Pays-Bas plongeaient l'Union européenne dans le désarroi en rejetant, à respectivement 55 et 62 % des voix, le projet de Constitution européenne. Les commentateurs tentèrent alors de comprendre pourquoi deux Etats fondateurs de l’UE mettaient ainsi un frein à la construction d’une Europe politique. Pour la plupart, ce vote semblait cependant relever autant de dissensions internes que d’un véritable rejet du projet européen. En se prononçant contre le projet de Constitution, nombreux sont ceux qui entendaient protester contre l’adhésion de la Turquie ou contre une Europe moins "libérale" et plus "sociale".

Trois ans plus tard, qu'est-ce qui explique le vote irlandais ? Interrogé par Touteleurope.fr, le politologue Roger Jupp explique que les Irlandais ont eu du mal à comprendre le fondement de ce référendum, le troisième sur le même sujet après deux sur le traité de Nice.

19 Etats membres sur 27 ont actuellement ratifié le traité de Lisbonne. La Hongrie est le premier Etat membre à avoir procédé à cette ratification. L'Irlande est pour l'instant le seul à l'avoir rejeté.

Voir le comparatif sur l'état des ratifications.


La seconde explication tient vraisemblablement à la volonté des Irlandais de maintenir leur identité et leur souveraineté. Ils craignent en effet que les grands pays de l'UE prennent trop de pouvoir dans le processus décisionnel, le nouveau traité prévoyant une extension de la majorité qualifiée. L'abandon du principe "un Commissaire par Etat membre" a également joué dans ce sens.

Par ailleurs, l’Irlande semble craindre une remise en cause de sa neutralité. En effet, elle n’est pas engagée dans l'OTAN et nombre d'Irlandais redoutent l'émergence d'une défense européenne à laquelle ils seraient forcés de participer. D'autres craintes exprimées durant la campagne concernaient la remise en cause de l'interdiction de l'avortement et la volonté prêtée à certains membres d'harmoniser l'impôt sur les sociétés - l'Irlande ayant largement bénéficié de ses faibles taux d'imposition dans son développement économique.

Que va-t-il advenir du traité de Lisbonne ?

En votant "non", les Irlandais ont mis en péril le processus de ratification du traité de Lisbonne. Pour être définitivement adopté, ce texte doit recueillir vingt-sept ratifications, pas une de moins. Il semble désormais acquis que ce traité n'entrera pas en vigueur au 1er janvier 2009, comme prévu initialement. Le rejet irlandais place l’Union européenne face à un scénario qu’elle refusait d’admettre. Les Etats membres vont désormais devoir trouver une solution pour sortir de l’impasse institutionnelle.

Chacune des hypothèses évoquées au lendemain du résultat présente des lacunes. Renégocier le traité? Cela paraît peu probable. En effet, le traité de Lisbonne est déjà un "plan B" suite au rejet de la Constitution européenne par la France et les Pays-Bas en 2005. Et le chantier de la réforme institutionnelle, ouvert depuis dix ans, a fini par lasser la plupart des Etats membres.

 

Soumettre à nouveau le texte au vote irlandais ? On se souvient que les Irlandais avaient rejeté le traité de Nice une première fois avant de se dédire quelques mois plus tard lors d'une nouvelle consultation populaire. Certains pensent que l'on pourrait recommencer, en accompagnant le traité de déclarations destinées à "rassurer" les Irlandais sur leur neutralité, sur la fiscalité ou sur la question de  l'avortement. Mais la perspective d'un deuxième vote a été clairement exclue par le Premier ministre Brian Cowen durant la campagne...

Dans leur déclaration commune du 13 juin, Angela  Merkel et Nicolas Sarkozy déclarent être "convaincus que les réformes contenues dans le traité de Lisbonne sont nécessaires pour rendre l’Europe plus démocratique et plus efficace et qu’elles lui permettront de répondre aux défis auxquels sont confrontés ses citoyens."

 
La plupart des dirigeants européens ont exprimé leur déception face aux résultats du référendum, mais nombreux sont ceux qui veulent rester optimistes, à l’image de la chancelière allemande, Angela Merkel, et du chef d’Etat français, Nicolas Sarkozy, qui ont appelé les Etats membres de l’Union européenne qui n’ont pas encore ratifié le traité de Lisbonne à poursuivre le processus de ratification.

La Slovénie, Présidente de l'Union européenne jusqu'au 1er juillet, a de même fait part de son souhait que le processus se poursuive. Dans un communiqué officiel, le chef du gouvernement slovène, M. Janez Janša, a affimé "Nous sommes déterminés à poursuivre nos efforts afin de trouver une solution à la situation en conformité avec les dispositions du traité de Lisbonne". Une mission difficile qui reviendra bientôt à la France, qui entame ses six mois de présidence dans moins de deux semaines.

Pourtant, certains Etats membres qui ne sont pas encore prononcés risquent fort de s’interroger sur l’opportunité d’une telle ratification dans ce contexte. A l'image des Tchèques qui ont manifesté leurs doutes par la voix de leur Président Vaclav Klaus, lequel a déjà prononcé l'acte de décès du traité.

Quelles conséquences pour la Présidence française de l’Union européenne ?

Interrogé sur les priorités de la PFUE jeudi 12 juin, Jean-Pierre Jouyet annonçait déjà que cela serait un "exercice très difficile", qu’il faudra aborder avec "gravité et humilité". Les résultats du référendum irlandais risquent de rendre plus ardue la tâche de la France pendant les six prochains mois.

"La Présidence française n'est pas plombée"

"Non seulement [l'agenda de la PFUE] n'est pas remis en cause, mais il est d'autant plus pertinent qu'il répond à des préoccupations qui sont celles des citoyens."

Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d'Etat en charge des Affaires européennes,
Le Journal du Dimanche, 15 juin 2008

En effet, si ce refus n'est pas de nature à compromettre l’adoption du paquet "énergie-climat", cher au gouvernement français, ni la définition d’une position commune des Vingt-Sept en préparation de la conférence de Copenhague de décembre 2009, la mise en œuvre des autres priorités pourrait s'avérer plus compliquée.

Ainsi, le futur Pacte européen sur l’immigration anticipe en partie l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, qui comprend un certain nombre d'avancées en matière de sécurité et justice. De même, la France devra certainement faire preuve de retenue en ce qui concerne l’Europe de la défense, par peur de froisser les Irlandais dans la perspective d'un deuxième vote. Enfin, les propositions françaises en matière de fiscalité - Christine Lagarde a défendu le principe d'une harmonisation de l'assiette de l'impôt sur les sociétés - pourraient pâtir du résultat du référendum, tant ce sujet constitue un point de fixation pour les Irlandais.

Comment réconcilier l’Europe et les Européens ?

Au-delà du blocage institutionnel que va engendrer le référendum du 12 juin dernier sur le traité de Lisbonne, le "non" irlandais, au même titre que le "non" français et néerlandais en 2005, relance le débat sur le fossé entre l’Union européenne et ses citoyens.

Selon Philippe Herzog, il faut identifier des sujets clés et assurer "un engagement politique collectif des différents pays pour traiter ces questions en se dotant de la gouvernance et des moyens nécessaires".

Philippe Herzog, président de l'association Confrontations Europe

 

Interrogé à ce sujet  le 13 juin à Marseille, Philippe Herzog, Président de l’association Confrontations Europe, considère qu’il y a "en matière d’information, d’éducation et d’implication des citoyens à la construction européenne un déficit majeur".

L’Union européenne apparaît souvent comme trop éloignée des préoccupations de ses habitants. Beaucoup d’Irlandais sondés ont d’ailleurs exprimé cet état de fait, assurant qu’il ne pouvait se prononcer sur un texte qu’il considérait incompréhensible. Il faut donc sensibiliser les citoyens de l’Union européenne aux grandes thématiques actuelles comme l’environnement, la crise alimentaire, l’éducation ou l’emploi.


L’Europe doit-elle changer de méthode ? La dernière décennie a été consacrée à des tentatives de réformes institutionnelles qui ont toutes été rejetées par un ou plusieurs peuples des Etats membres. Face à ce constat, deux questions se posent : le recours au référendum est-il une bonne solution ? Ou doit-on complètement revoir la manière de réformer l’Union européenne ?


Passage assumé à une Europe fédérale, convocation d'une Assemblée constituante, constitution d'un "noyau dur" autour du couple franco-allemand, avènement d'une "Europe à la carte"... Comme en 2005, des scénarios alternatifs sont aujourd'hui évoqués. Mais pour l'heure, les dirigeants européens sont rivés à un objectif : le Conseil européen de Bruxelles des 19 et 20 juin, qui leur permettra de réfléchir ensemble aux conséquences du "non" irlandais.

 

Sources :

Résultats officiels du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne

Déclaration franco-allemande suite au résultat du référendum irlandais - 13/06/08 - Présidence de la République

Le Premier ministre Janez Janša: Les dirigeants européens sont déterminés à trouver une solution à la situation présente - Communiqué de presse - 13/06/08 - Présidence slovène de l'UE 2008

 

En savoir plus :

Roger Jupp : "Les citoyens irlandais ont du mal à comprendre la nécessité d'organiser un 3e référendum sur l'Europe" - Touteleurope

Comparatif : Etat des ratifications du traité de Lisbonne - Touteleurope

Traité de Lisbonne : présentation - Touteleurope

Sur le web, quelques pistes pour sortir de la crise institutionnelle - eToile

 

 
Affichage des commentaires 1 à 50 sur 527

(lundi, 16-08-10 20:15) yacky ben très bon document instructif qui ma paru efficace et profond.
(lundi, 09-08-10 15:35) pierre Permettez moi de préciser que l'accord (honteux) entre la Roumanie et la France est toujours en attente d'être étudié par la commission des affaires étrangères de l'assemblée nationale suite à la transmission du projet de loi le 7 mai 2010 par le Sénat. Croisons les doigts pour que nos chers députés fassent preuve de plus de bon sens, pratique et juridique, que nos sénateurs. Merci
(mercredi, 04-08-10 12:08) Vlad Un traité simplifié, non pas par le texte mais par le mode, que la France a trouver pour l'approuver...
(mercredi, 28-07-10 19:06) JM je ne suis pas sûr de comprendre; l'intéressé est nommé ou pas? d'après les sites anglais il ne serait qu'intérimaire:"The constellation of names will keep changing over the summer. But as things stand, the French ambassador to the US, Pierre Vimont, is interested in the secretary general post, worth €216,000 a year. France is also fishing for the PSC job for its current PSC ambassador Christine Roger. A French EU official, Patrice Bergamini, is already the temporary head of SitCen and may be reluctant to let go the reins." (EUobserver.com de ce jour); il ne devra pas alors concourir, comme tout responsable du SEAE?
(vendredi, 16-07-10 16:37) David Europe forte, Europe puissante... des mots un peu vide de sens, qui peuvent vouloir dire une chose et son contraire. Il est utile aujourd'hui d'être précis au sujet de l'engagement européen. Europe des Etats, Europe fédérale, voilà la ligne de démarcation.
(vendredi, 16-07-10 00:12) Reynald Belle interview, qui grandit la fonction de parlementaire européen. Merci.
(jeudi, 15-07-10 14:29) Segolene URBACT Au sein du programme URBACT (www.urbact.eu), plusieurs agglomérations transfrontalières européennes ont travaillé ensemble à comprendre les enjeux du futurs et les modes de gouvernance possible d’une agglomération transfrontalière.

Ces villes se sont penchées sur deux problèmes principaux :
* Comment les dirigeants politiques et les agglomérations transfrontalières peuvent-ils formuler et appliquer des politiques efficaces ?
* Comment la participation de la société civile peut-elle garantir la légitimité des politiques des agglomérations transfrontalières ?

Parmi les partenaires du projet: La Mission Opérationnelle Transfrontalière (MOT), Lille Métropole pour l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, l'agglomération de Strasbourg pour l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau, Esztergom pour l’EGTC Ister-Granum, Bâle- pour l'Eurodistrict trinational de Bâle , Slubice Francfort (Oder)-Slubice agglomération, Chaves pour l’Eurocidade Chaves-Verin

Pour en savoir plus et lire les recommandations concrètes du projet EGTC : http://urbact.eu/fr/header-main/actualites-et-evenements/view-one/infos-urbact/?entryId=4955

et site URBACT: www.urbact.eu
(mardi, 13-07-10 12:21) elias Votre côté pro israélien, vous fait raconter pleins de bêtises sur la Turquie.
Votre analyse est complètement fausse vu qu'il n'y a aucune critique de la politique d'Israël!!!!
(mardi, 06-07-10 17:01) habert Ils ne travaillent pas assez.
Ils ne siègent pas assez longtemps pour être influents.
Encore des efforts!
(lundi, 05-07-10 11:43) Pierre L'Espagne s'est mieux débrouillé à la présidence de l'UE qu'à la tête de son propre pays. Quand on observe les réformes, notamment celle liées au secteur publique, cela fait réfléchir.
(samedi, 03-07-10 19:43) AMD Merci pour cette présentation d'une grande clarté.
Bravo pour vos travaux de synthèse remarquables.
(mercredi, 30-06-10 14:39) Marc Janin Monsieur Carcassonne fait comme s'il n'avait pas remarqué qu'il y a entre le contrôle de constitutionnalité a priori, dans le cadre duquel le Conseil constitutionnel s'est en effet abstenu de contrôler la conformité au droit européen, et le nouveau contrôle a posteriori sous forme de QPC une petite différence: précisément les délais... mais aussi le passage d'un rôle d'appoint législatif à un rôle juridictionnel.

Donc affirmer qu'il n'y a pas de risque de contrariété entre la CJUE et le Conseil constitutionnel est plutôt de mauvaise foi, et précisément d'ailleurs, il semble bien que tel soit le cas au sujet des jeux de hasard!

Marc Janin
(mardi, 29-06-10 14:34) Rédaction @Marie : merci de votre vigilance. Après vérification, nous avons trouvé sur Eurostats une information de 2009 expliquant qu'il y avait eu 1,5 milliards de "nuitées" passées dans les hôtels et établissements assimilés.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à regarder ce communiqué d'Eurostats :
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/4-22022010-AP/FR/4-22022010-AP-FR.PDF
(mardi, 29-06-10 10:34) Marie 1,5 millions de touristes en 2007 dans toute l'Europe ?! Ne serait-ce pas plutôt 1,5 milliards?
(mardi, 22-06-10 04:00) Sabrina Très belle initiative! Cela fait plaisir de voir qu’une partie de la jeunesse se mobilise afin de rapprocher l’Europe de ses citoyens !
(mardi, 15-06-10 17:40) Rédaction Touteleurope :D Merci beaucoup, c'est corrigé!
(lundi, 14-06-10 10:37) Semato Cool, je suis belge et j'ai pas été voté ... Je vais donc me régaler d'une amande si j'en crois votre encart.
(dimanche, 13-06-10 15:19) Pierre Caron Ursula von der Leyen n'était pas censée devenir "Präsidentin" (mettez-vous à l'allemand ;-) comme le seul vrai concurrent pour Angela Merkel était Christian Wulff. Or, pour Merkel il fallait éclipser au plus vite celui qui était le seul prétendant au trône de la chancellerie. En proposant Wulff à la présidence de la République, elle a bien réussi à l'écarter de l'échiquier du pouvoir.
(samedi, 12-06-10 14:50) Natasa Jevtovic La croissance dans la zone euro avoisine les 2% en dehors des temps de crise alors qu'elle est de 4% aux Etats-Unis, 8% chez les émergents, 9% en Inde ou 10 à 12% en Chine.
D'après l'économiste français Patrick Artus, il n'est plus possible de maintenir la pression fiscale à un niveau si élevée en zone euro si les pays de l'Est ont opté pour la flat tax, le même taux d'imposition pour tous. Si l'on veut que l'Europe reste compétitive dans un monde globalisé, il faudrait réduire sensiblement les impôts pour tous, à commencer par le travail, car les TPE ou les PME (qui embauchent 80% des salariés du privé en France) ne peuvent pas créer les emplois durables lorsque la fiscalité est si lourde. A moins que tout le monde travaille dans le secteur public, ce qui est évidemment impossible.
Il est si facile aujourd'hui d'installer son activité et ses comptes bancaires dans les pays qui ne prélèvent pas les impôts et même de partir et faire sa carrière dans les pays qui taxent moins le travail. Ainsi, je comprends Mme Merkel et j'aimerais que son exemple soit suivi par d'autres chefs de l'Etat européens car ce n'est pas à l'Etat de créer la croissance ou les emplois - l'Etat doit créer un environnement propice à l'activité économique et permettre que la croissance démarre d'elle-même.
(samedi, 12-06-10 14:35) Natasa Jevtovic Je ne vois pas en quoi la victoire des libéraux freine le processus de l'intégration européenne. La maîtrise de la dette est nécessaire et tous les Etats s'y mettent, car il n'est pas moral de vivre aux frais des générations futures. C'est pour cela que le peuple a choisi les libéraux. De toute manière, sur les questions économiques et la gestion de la crise il convient d'atteindre le consensus plus large de la population.
Je suis beaucoup plus inquiétée par le score de Geert Wilders, car la poussée du populisme a toujours été nocive à un peuple quel que soit le pays, le contexte historique ou le développement économique.
(vendredi, 11-06-10 21:43) Philippe Je remarque que la première et unique chose sur laquelle les Européens sont capables de se mettre d'accord en pleine crise en utilisant les coopérations renforcée, c'est la manière de divorcer. Beau symbole pour l'Europe !
(jeudi, 10-06-10 04:56) joliesenior Schengen. avec les accords de Schengen,nous avons, contrairement à tout ce qu'on veut bien nous dire, des bandes, mafias, qui sont arrivées en masse. L'Europe, les accords de Schengen, ne sont pas faits pour le bien être du peuple, mais au contraire nous ont amenés beaucoup de violence et de mal être. dont acte
(mercredi, 09-06-10 14:19) un européen on le trouve où ce rapport?
(samedi, 05-06-10 11:11) Bernard FRAU La non ratification par l'UE est-elle encore envisageable? Le chef de gouvernement de l'État d'Israël se répand partout en se félicitant d'avoir obtenu l'entrée de son pays au sein de l'OCDE.
Merci de cette précision.
Je dois dire que je partage l'essentiel de l'article que je viens de lire. Personnellement je pense que si les dirigeants actuels de l'État d'Israël persiste dans leurs choix politiques dévastateurs pour la Paix je serais prêt à soutenir un blocus économique maritime et diplomatique d'Israël.
Bien à Vous
Bernard FRAU
Membre du Comité National de l'Alliance Écologiste Indépendante
(jeudi, 03-06-10 18:50) georges daratos. Pas des haches, quelques couteaux au grand maximum, soyez plus attentifs. Israel nous, citoyens europeens, nous a beaucoup trop fatigué. Attention, il arrive au point de non retour. La provocation politique ne donne a personne le droit de tuer.
(mercredi, 02-06-10 10:21) L' Union européenne, l'onu, les USA ne font rien du tout pour aider ce pauvre peuple quel désastre !
(mardi, 01-06-10 10:24) Rédaction @alexandre :

Cher Alexandre, comme vous l'aurez remarqué, l'expression "acte de provocation" est entre guillemets dans l'article. De plus, la plupart des sources s'accordent sur le fait que l'objectif de la "flottille de la liberté" était non seulement humanitaire mais aussi politique, de visibilité, comme d'autres opérations du mouvement "Free Gaza" : il aurait été apparemment plus simple de faire d'acheminer cette aide humanitaire par la terre.

Pour autant cette action, dont la nature "provocatrice" constitue d'ailleurs le corps de métier de bien d'autres mouvements politiques, ne semble en aucun cas justifier la réaction disproportionnée du commando israélien.
(mardi, 01-06-10 06:16) Alex Que la communauté internationale cesse de protéger Israel, ils sont en tord sur bien des sujet mais la c'est l'apothéose. Si la palestine faisait la meme chose, il ce ferai bombarder à l'heure qu'il est ...
(lundi, 31-05-10 22:48) alexandre ce qui s'est passé est ignoble.
israel maintient un blocus sur plus d'un millions de personnes depuis plus de 3 ans et tout ce que vous trouvez a dire est que cette flotille humanitaire constitue une provocation.
(lundi, 31-05-10 17:30) alberto Levez le siège maintenant
(lundi, 31-05-10 16:19) aziz l'occident et l'Europe en particulier doit se rendre à l'évidence, Israel ne doit pas rester au dessus des lois internationales, fini le chouchouisme ayez une prise de conscience
(lundi, 31-05-10 12:33) Moxhon Jean Nous attendons de la Haute Représentante qu'elle fasse condamner fermement par l' Union Européenne l'agression d'un convoi humanitaire en route vers la Bande de Gaza asphyxiée depuis 3 ans par un blocus qui est en lui même un crime contre l'humanité du gouvernement israëlien.
(vendredi, 28-05-10 15:34) Hébrard l'intransigeance allemande est le seul garde fou contre l'incohérence de pays comme la Grèce et contre le scandale de la spéculation, il faut soutenir la chancelière en ce domaine !!!
(lundi, 24-05-10 13:20) Romain super mag !
go on TTE
(jeudi, 20-05-10 21:06) albert je suis tout-à-fait d'accord avec Mme Merkel pour protéger l'Europe, financièrement. Que ceux qui ne peuvent assumer leurs responsabilités de départ partent....
(jeudi, 20-05-10 19:25) J.-R. Rabier Serait-il possible, à cette occasion, de demander aux Musées participant s'ils ont une ou plusieurs oeuvres sur le thème mythologique de "L'Enlèvement d'Europe", avec notamment références et localisation ?
(jeudi, 20-05-10 18:38) bernard Il est écrit:à la responsabilité allemande répond la solidarité française!Il conviendrait de préciser:à la responsabilité allemande-pays qui paye!-répond la solidarité française ,pays qui emprunte sans compter depuis 30 ans!
(jeudi, 20-05-10 18:30) bernard Il est de bonne guerre dans les média des pays latins de dénoncer 'l"arrogance" allemande ! Il est temps de rappeler que l'Allemagne est soutenue par tous les pays de l'Europe du Nord ,pays de travail, de rigueur et d'équilibre des comptes publics! Il est légitime que ces pays, avant de passer à la caisse, exigent un minimum de discipline de la part de l'Europe de la "dolce vita"!
(jeudi, 20-05-10 17:32) daubresse Enfin un acte fort face et contre la spéculation !
A chacun maintenant de prendre ses positions et de montrer qui il protège vraiment au delà des discours ...
les traders et leur bonnus, les banques et leur profits
... ou les contribuables qui garantissent les déficites aggravés par leur spéculation.

Quant à l'exclusion de ceux qui ne respectent pas l'euro rappellons que la position de l'Allemagne et fondée sur les traités et le droit ... indépendemant de la question de solidarité.
La Grèce à en toute connaissance de cause maquillé ses comptes publics.
A elle d'en subir les conséquences et responsabilité vis à vis de ceux qui néanmoins l'aide aujourd'hui à s'en sortir.
(jeudi, 20-05-10 14:57) Heidi Sérieusement...je commence à avoir l'impression qu'Angela Merkel souffre de schizophrénie...l'Europe n'en peut plus de ces "angelades"!!!!
(mercredi, 19-05-10 13:39) Maxime Je suis d'accord avec Claude. Il faut un gouvernement économique et politique de la Zone Euro !
(mardi, 18-05-10 19:56) damien quel est l'avenir de l'élargissement de l'europe a l'heure de la crise financiere et du non respect des criteres de copenhague des pays deja membres?
(lundi, 17-05-10 14:42) CORNET Claude Quand va-t-on créer le gouvernement économique et politique de la Zone EURO ?
Cela est absolument nécessaire pour la sauvegarde de la monnaie unique. Car seul, ce gouvernement peut défendre la monnaie. Celui-ci aurait dû etre mis en place en 2001, ainsi il y a déjà 10 ans de retard. Et s'il était créé, la crise actuelle aurait pu être évitée. Les attaques contre l'Euro continueront si rien n'est fait pour gérer efficacement la monnaie,car la Banque Centrale Européenne doit être contrôlée par ce gouvernement qui fait défaut. Il en va de la survie de l'Europe économique.
(dimanche, 16-05-10 16:03) la crise grecque reflete une faillite du systeme européen de la création d'un centre de cooperation multilatéral, mais il faut passé par l'autorisation des etats unis pour le mettre en oeuvre
(dimanche, 16-05-10 07:27) TC Lu Tres bonne analyse sur la relation sino-europeenne!
(vendredi, 14-05-10 18:21) azzopardi oui votre commentaire est intéressant. Conservateurs et nationalistes ont une politique de marchands de tapis
(vendredi, 14-05-10 10:39) Désirée Mazier Bonjour,

Je trouve très utile ce type d'information, mais c'est vraiment dommage qu'elle est jamais à jour! On est en 2010 et avoir juste des donnes de 2006 disponibles?

Cordialement,
(mercredi, 05-05-10 19:02) doriginehumaine Après le garrot la matraque, aujourd'hui en Grèce,demain en Espagne,après-demain en France ou en Grande-Bretagne. Pendant plus de 20 ans des portions entières des patrimoines publics ont été cédées à des financiers véreux, les marchés financiers ont été amputés de toute forme de règles(dérèglementation),les finances publiques des Etats ont été asséchées par des plans faramineux sans aucune contrepartie de la part des organismes financiers en grande partie responsables de la situation actuelle tandis que les budgets sociaux ont été soigneusement encadrés.Le résultat:des centaines de milliards euros/dollars se sont « envolés »,sommes que les peuples doivent maintenant rembourser à coup de coupes sombres dans les budgets des Etats, de baisse des salaires des fonctionnaires (responsables de l'actuelle crise?)de forte hausse des impôts les plus injustes (les impôts dits indirects,portant sur les biens de consommation courante).La méthode:le garrot et la matraque...et les balles (pas en caoutchouc) pour ceux qui n'auraient pas encore compris qui puise dans les caisses de l'Etat et qui exige des peuples de régler la facture. Où sont passés les prédateurs fauteurs de la pire crise économique jamais connue à ce jour? La dernière blague à la mode serait de nous faire croire que LE responsable serait Jérôme Kerviel, le bien nommé,quand ses patrons considéraient qu'il était un brillant élément puisqu'il appliquait les consignes avec un zèle admirable, puisqu'il réalisait en un mois ce que d'autres faisaient péniblement en un an!Un système fondé sur l'escroquerie généralisée,la crapulerie à tous les étages.Celui-là(le c.),je l'ai bien eu, je l'ai roulé dans la farine!!!Des millions et des millions à se faire pigeonner par des rapaces,des prédateurs de la pire espèce dont la raison d'être sur cette terre est d'encaisser,empocher,accumuler,sans aucune considération pour les peuples et l’environnement,...des milliards et des milliards..dans un tourbillon qui n'a plus de sens.Le sens aujourd'hui réside dans le malheur des peuples,la souffrance généralisée,le chômage pour les uns le harcèlement moral pour les autres.Le sens aujourd'hui ce sont les cadavres qui commencent à joncher les rues de Grèce où naquit jadis la démocratie.Parce que la démocratie à plié là et ailleurs en Europe,prise en otage par des oligarchies aux ordres.Démission pour les dirigeants responsables de cette crise dont les peuples ne sont pas responsables!
(jeudi, 29-04-10 16:32) lacroix Il est revigorant de voir de nouveaux visages apparaître dans le paysage politique, d'entendre des discours auxquels l'électeur pourrait enfin croire et une volonté de changement radical qui fait tant défaut à l'Europe.
(mardi, 27-04-10 22:40) Vu que depuis 1948 et la création de l'oece, l'Europe se développe uniquement sur des bases a caractères économique et monétaire l' orientation ne changera pas. Et que ceux qui ont peur de la montée des nationalistes se rassurent les conservateurs ont déjà emprunté la voix des politiques nauséabondes et ne sont pas prêts de s'arrêter sous couvert dune charte européenne symbolique des droits de l'homme
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivant

Votre commentaire