Emploi, protection sociale

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Journée de la femme : quelques chiffres européens

journée de la femmeA l'occasion de la journée de la femme, Toute l'Europe vous fournit quelques éléments de comparaison sur la situation des femmes en Europe.







La formation

En moyenne, les femmes sont plus nombreuses à faire des études supérieures que les hommes, en 2011, elles ont obtenu 58,9 % des diplômes délivrés par des universités européennes, contre 55 % en 2010.

Toujours en 2010, il n'y avait qu'au Luxembourg (48 %) et à Chypre (49 %) que les étudiantes étaient moins nombreuses que les étudiants. En Allemagne et en Grèce, ils sont en proportions égales. En Lettonie, 2/3 des personnes dans l'enseignement supérieur sont des femmes.

En revanche, en ce qui concerne les spécialités suivies, les différences restent significatives. Seules les Roumaines et les Italiennes sont plus nombreuses que leurs collègues masculins à étudier les mathématiques, les sciences et l'informatique. En moyenne en Europe, ces spécialités concernent seulement 37 % de femmes (contre 73 % d'hommes). Plus grand écart encore pour ce qui est des étudiants en ingénierie, fabrication et construction, puisqu'un quart seulement sont des femmes (de 10 % au Luxembourg, à 34 % au Danemark).

Ainsi, la part de diplômés en sciences et technologie est deux fois moindre chez les femmes (9 pour 1000) que chez les hommes (18 pour 1000). Aux Pays-Bas, c'est quatre fois moins.

Le travail

Le taux d'emploi - plus faible chez les femmes

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à travailler dans l’Union européenne, 62,5 % des femmes travaillent actuellement, contre 58,2 % en 2010, selon Eurostat. Cependant, 31,4 % d’entre elles travaillent à temps partiel (soit un pourcentage quatre fois plus élevé que chez les hommes).

Depuis quelques années, plusieurs Etats (France, Espagne, Belgique, Italie, Pays-Bas...) ont adopté des mesures visant à imposer des quotas de représentation de femmes dans les conseils d’administration des entreprises. Bien que les premiers résultats démontrent une amélioration de la situation (on dénombre 68 % d’entreprises en Europe ayant au moins 2 femmes dans leur Conseil), la situation peut encore être nettement améliorée, notamment au niveau des comités d'exécutifs.

Seulement 20 % des entreprises européennes possèdent un comité exécutif où siègent au moins 2 femmes, tandis qu'aux Etats-Unis cette proportion s'élève à 50 %. Or les comité exécutif sont les lieux où de nombreuses décisions stratégiques sont prises.

C'est en Suède que la proportion de femmes dirigeantes dans les entreprises est la plus importante, où elle s'élève à 27,3 %, suivi de la Finlande (24,5 %) et de la Lettonie (23 %). A l'inverse, le Portugal, avec 2, 3 %, l'Italie (3,7 %) et Malte (4 %) sont les mauvais élèves du classement.


 


Le salaire - plus faible chez les femmes

Selon les chiffres les plus récents, en moyenne, l'écart de rémunération (c’est-à-dire la différence moyenne entre le revenu horaire brut des femmes et celui des hommes dans l’ensemble des secteurs économiques) entre les hommes et les femmes s’est établi à 16 % au sein de l’Union européenne en 2011. Ils confirment une légère tendance à la baisse observée ces dernières années, puisque ce chiffre avoisinait auparavant les 17 %, voire plus. Le taux d’écart varie d’environ 2 % en Pologne à plus de 27 % en Estonie.

L’écart de rémunération demeure élevé, tout en présentant des variations considérables selon les pays et les secteurs. Il reflète le problème de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée : de nombreuses femmes prennent des congés parentaux et travaillent à temps partiel. Malgré une tendance générale légèrement positive, l’écart de rémunération se creuse dans certains États membres, comme en Bulgarie (15,7 %), en France (16 %), en Lettonie (15 %), en Hongrie (17 %), au Portugal (12,8 %) et en Roumanie (12,5 %).

En moyenne, les femmes doivent travailler 70 minutes pour gagner ce qu'un homme touche en 60 minutes, et elles gagnent 86 euros quand les hommes perçoivent 100 euros.


 

Les conditions de vie

Les parents célibataires - sept fois plus de mères célibataires que de pères célibataires

Un quart des ménages européens sont des couples sans enfant, et un peu plus d'un cinquième sont des couples avec enfant.

Il y a sept fois plus de mères célibataires (3,7% des ménages) que de pères célibataires (0,5% des ménages) dans l’Union européenne. C’est en Estonie et au Royaume-Uni qu’on trouve le taux le plus important de mères célibataires (respectivement 7 et 6,7% des ménages), le taux le plus bas concernant la Grèce et la Finlande (1,5%). En revanche, nulle part en Europe la proportion de pères célibataires ne dépasse 1% des ménages.

La place dans le ménage - les mères arrêtent plus souvent de travailler que les pères

On observe également qu'en Europe, plus les femmes ont d'enfants, moins elles travaillent ; pour les hommes, c'est quasiment l'inverse. Ainsi seules 55% des mères de plus de trois enfants ou plus travaillent contre 85% pour les pères de trois enfants ou plus, pour la tranche d’âge 25-54 ans. Sans enfant, le taux d’emploi moyen est de 76% pour les femmes contre 80,3% pour les hommes. Avec un enfant, puis deux, puis trois ou plus, il descend chez les femmes respectivement à 71%, 69% puis 55%, et monte chez les hommes respectivement à 87%, 91% puis 85%.

On trouve les chiffres extrêmes à Malte, où, même sans enfant, seules 57% des femmes travaillent, chiffre qui tombe à 30% pour les mères de trois enfants ou plus.

 

La vie politique

Gouvernements et parlements nationaux

Présidentes, chancelières, ministres : des femmes se hissent petit à petit au sommet du pouvoir.

Elles sont encore peu nombreuses à faire partie du club très fermé des Chefs d'Etat ou de gouvernement. Actuellement, elles sont trois sur vingt-sept : Angela Merkel, Chancelière allemande, Iveta Radicova, chef du gouvernement slovaque et Helle Thorning-Schmidt qui préside le gouvernement du Danemark.

Ce sont souvent les pays nordiques qui se rapprochent le plus de la parité, mais en règle générale, les femmes restent minoritaires dans les gouvernements des Etats membres.

La même règle se retrouve pour les parlements nationaux, puisqu'on retrouve dans le trio de tête du classement des Etats membres de l'UE ayant le plus de femmes élues la Suède (45 % du parlement), la Finlande (42.5 %) et les Pays-Bas (39.3 %). Ils sont suivis de très près par le Danemark (39,1 %).

La France quant à elle se classe à la 20e position avec presque 19 % de femmes à l'Assemblée nationale. Malte comptabilise à peine 8,7 % de femmes dans son parlement, et la Hongrie 9,1 %.

 

 

Dans les gouvernements des Etats membres

PAYS

Date élection

Nombre de ministres

Nombre de femmes


Pourcentage

Finlande

2011

19

9

43,4 %

Suède

2010

24

11

46 %

Autriche

2008

14

6

43 %

Danemark

2011

23

9

39 %

Belgique

2010

13

5

38,5 %

Allemagne

2009

16

6

37,5 %

Slovénie

2008

19

6

31,2 %

Espagne

2011

14

4

28,6 %

Lettonie

2011

14

4

28,6 %

Luxembourg

2009

15

4

26,7 %

Chypre

2008

12

3

25 %

Pays-Bas

2010

12

3

25 %

Malte

2008

9

2

22,2 %

Pologne

2011

19

4

21 %

Royaume-Uni

2010

24

5

21 %

France

2007

25

5

20 %

Italie

2008

18

3

16,7 %

Portugal

2011

12

2

16,7 %

Bulgarie

2009

18

3

16,7 %

Roumanie

2009

18

3

16,7 %

Slovaquie

2010

14

2

14,3 %

Irlande

2011

15

2

13,3 %

Lituanie

2008

15

2

13,3 %

Estonie

2011

13

1

7,7 %

République tchèque

2010

16

1

6,2 %

Grèce

2009

18

1

5,6 %

Hongrie

2010

10

0

0 %

 

 

Au Parlement européen




Sources

Tous les chiffres datent de 2010 sauf mention du contraire, et proviennent d'Eurostat, sauf ceux du tableau de la parité dans les gouvernements et ceux de la parité au sein des parlements nationaux issus d'un rapport de la fondation Robert Schuman, et ceux de la parité au Parlement européen qui provient du Parlement européen.




Mise à jour : 06/03/2012