L'Europe et l'environnement
11/04/12L'Europe divisée sur l'exploitation du gaz de schiste 1
Déjà exploité aux Etats-Unis et au Canada, le gaz de schiste comporte des risques environnementaux et sanitaires ayant rapidement été mis en évidence, notamment par une étude commandée par la commission ENVI du Parlement européen. Parmi les pays membres de l'Union, la Pologne se présente comme un farouche partisan de l'exploitation de ce gaz "non-conventionnel" au nom de son indépendance énergétique et défendra ses positions au Parlement européen dans le courant du mois d'avril.
Une technique comportant de nombreux risques
Le gaz et l'huile de schiste sont présents à un voire plusieurs kilomètres sous la terre, en certaines régions du monde. Certains Etats du Canada et des Etats-Unis, et certains pays d'Europe comme la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne ou la Pologne disposent par exemple de réserves en gaz de schiste. L'extraction de ce gaz dit "non-conventionnel" s'effectue par la technique de la fracturation hydraulique, également appelée "fracking" en anglais. Par le biais de micro-fractures dans la roche, on permet au gaz de remonter jusqu'aux puits et ainsi d'être récupéré à la surface. La fracturation est, elle, obtenue par l'injection d'eau à haute pression.
C'est précisément cette technique de "fracking" qui concentre les critiques et les inquiétudes concernant l'extraction du gaz de schiste. De nombreuses conséquences environnementales et sanitaires peuvent découler de la fracturation des roches, comme la contamination des nappes phréatiques par des fuites de méthane par exemple. En outre, les experts ont montré du doigt l'importante quantité d'eau utilisée, l'emprunte carbone du "fracking", ou encore le risque de tremblement de terre du aux fracturations.
De fait, le forage de gaz de schiste au Royaume-Uni a causé deux séismes de magnitude 2,3 et 1,5 près de Blackpool en mai 2011. La compagnie Cuadrilla y injectait des fluides sous haute pression souterraine pour faire sauter la roche.
Des gains incertains
En 2011, la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen a commandé une étude sur les incidences de l'extraction de gaz de schiste et de pétrole de schistes bitumineux sur l'environnement et la santé humaine. Faisant le bilan des risques environnementaux et sanitaires, celle-ci indique que les accidents sont largement dus à des manipulations imprudentes et une exploitation trop intense. De plus, il apparaît que compte tenu des émissions de gaz à effet de serre du gaz de schiste issues du processus de fracturation, son bilan énergétique reste décevant. Par ailleurs, les réserves européennes de gaz de schiste semblent, selon l'étude, trop faibles pour pouvoir être à terme une alternative véritable au gaz conventionnel, d'autant que les obligations environnementales vont nécessairement retarder les projets et les rendre plus coûteux.
En définitive, l'étude commandée par la commission parlementaire se prononce en défaveur de l'exploitation du gaz de schiste dans la mesure où l'injection de substances chimiques dans le sous-sol peut empêcher toute utilisation future. Les effets de long terme ne sont pas non plus intégralement connus. Enfin, l'exploitation du gaz de schiste pourrait également être contreproductive dans l'effort de l'Union pour le développement de ressources énergétiques alternatives et propres.
La Pologne, premier partisan de l'exploitation du gaz de schiste
Le gaz de schiste est néanmoins défendu en Europe par la Pologne. L'eurodéputé polonais Bogusław Sonik est d'ailleurs auteur et rapporteur d'un rapport défendant le principe selon lequel "chaque pays a le droit de décider avec quel carburant il veut couvrir ses besoins en énergie et qu'aucune interdiction ne peut être donnée au niveau européen". Selon M. Sonik, l'exploitation du gaz de schiste est un processus sûr grâce aux lois européennes et nationales existantes.
Le fait est que la Pologne est très dépendante des ressources énergétiques étrangères, et notamment russes. Varsovie se montre donc naturellement favorable à la diversification de l'approvisionnement, voire à l'autosuffisance par le gaz de schiste. Les forages sont d'ores et déjà en cours et le pays envisage l'exploitation des gisements à l'horizon 2014. Toutefois, la Pologne a récemment dû revoir ses ambitions à la baisse, constatant que ses réserves ne s'élevaient pas à 5 300 milliards de mètres cubes, comme l'Institut nationale de géologie l'avait laissé présumer, mais plus vraisemblablement entre 350 et 770 milliards de mètres cubes. Ces réserves représentant tout de même environ soixante ans de production.
Ailleurs en Europe, la Hongrie a accordé des licences d'exploration et d'exploitation de ses réserves en gaz de schiste. La Roumanie avait choisi la même voix mais a finalement gelé l'exploration sous la pression de l'opinion publique. De même, la Bulgarie, pourtant dépendante du gaz russe à l'image de la Pologne, a également interdit la fracturation hydraulique. D'une manière générale, la majorité des pays européens disposant de réserves en gaz de schiste ont mis l'exploitation en suspens, attendant les résultats des études scientifiques évaluant l'impact environnemental et sanitaire. L'Allemagne a par exemple suspendu ses six forages, attendant les conclusions d'un groupe de travail réunissant scientifiques et représentants de l'industrie et du gouvernement. En France, l'Assemblée nationale a prononcé un moratoire sur le forage de gaz de schiste et a interdit la fracturation hydraulique.
Des débats sur ce sujet devraient avoir lieu au Parlement européen dans le courant du mois d'avril. Du propre aveu de Bogusław Sonik, les positions polonaises devraient se heurter à celles des groupes écologiste et socialiste.
En savoir plus
Incidences de l’extraction de gaz de schiste et de pétrole de schistes bitumineux sur l’environnement et la santé humaine – Parlement européen
Gaz de schiste : une énergie sans risque ? – Parlement européen
Gaz de schiste : tour d'horizon de la situation en Europe – actu-environnement.com
Je vous demande de considérer un peu mieux cette réaction concernant l'Esperanto, dans un avenir où tous les européens pourraient sauvegarder leurs propres langues tout en communiquant efficacement.
Le languedocien n'est pas une langue. Il est un dialecte d'une langue qui s'appelle l'occitan. Le mot «béarnais» désigne l'occitan parlé au Béarn.
cela entrainera un immobilisme pendant plus d'un an! Comment peut-on imaginer embaucher des fonctionnaires supplémentaire et réduire les déficits!équilibre 2017..! Je préfère 2016!
Dans l'hypothèse où F.H. ne tient pas ses engagements; J.L.M.et la CGT.organisent manifs et désordre de rue!quelle sera son choix..?
N.Sarkozy n'a jamais cédé.Dans tout cela je ne perds pas de vue ce que vivent les Espagnols et les Portugais.(Emprunt plus chers, baisse des salaires et des retraites!).
http://blogs.mediapart.fr/
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-langues-bien-commun-d[..]
http://www.touteleurope.eu/fr/actions/economie/politique-economique/presentation/le-mecanisme-eu[..] visite
Dans son dernier livre sobrement intitulé "Qu'ils s'en aillent tous", M. Mélenchon se réjouit même d'un éventuel rattachement de la Wallonie à la France. En toute duplicité idéologique. Tous les droits politiques, linguistiques et culturels pour les minorités régionales francophones à l'étranger (Romands, Wallons, Valdotains, 'Acadiens', Québécois etc), aucun droit pour les Bretons, les Corses, les Basques, les Catalans, les Occitans, les Alsaciens-Moselans dont l'existence même et les spécificités linguistiques et culturelles sont niés en Droit Français ! Les francophones sont visiblement plus égaux que les autres, et ils ont même le droit d'imposer l'usage de leur langue à tout le monde...
Les langues de France dans la campagne présidentielle
02 Avril 2012 Par Giordan Henri
Les campagnes présidentielles nous offrent, une fois encore, leur lot de promesses de prise en compte des revendications concernant les langues régionales et minoritaires. Par Henri Giordan, Renaud Lescuyer, Belkacem Lounès, Yves Plasseraud.
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-langues-bien-commun-de-l-humanite/article/02041[..]
Jean-Guy GIRAUD
Je vous en remercie par avance,
Dans l'attente, bien cordialement,
Marie-José Fleury
http://www.euractiv.com/node/511895?utm_source=EurActiv+Newsletter&utm_campaign=ee02653357-news[..] du 1er avril…)
La dette est une très bonne affaire pour les banques : empruntant à 1% à la BCE, elles prêtent aux états à des taux entre 2,5% (Italie) et 15% (Grèce) augmentant exponentiellement la dette que les gouvernants sous le diktat de la Troïka veulent faire supporter aux peuples.
Que pensez vous faire et nous répondre ?
Il existe un site qui propose aux passagers dans de telles situations de remplir gratuitement un formulaire en ligne sur leur site http://www.skymediator.com
Le site se charge ensuite de toutes les formalités, y compris d'engager une action en justice. En cas de succès, skymediator conserve 20% de l'indemnisation obtenue et en reverse 80% au passager. En cas d'échec, tous les frais sont à la charge du site et le passager ne paye rien.
Sachant que la GRECE ne remboursera jamais :
Exigeons que la Banque Centrale Européenne(BCE) prête à la Banque Européenne d’Investissement(BEI) qui prêtera aux ETATS sans passer par des intermédiaires.
Devant UN REFUS CATEGORIQUE DE LA PART DE L’Allemagne et de ses satellites (Autriche, Luxembourg, Pays-Bas..) et des pays anglo- saxons,
Il faudra créer un nouveau groupe à l’intérieur de l’Union, de la zone Euro un groupe autour de la France (2° puissance économique de la zone euro).
Il faudra créer un nouveau groupe à l’intérieur de l’Union, de l’Euro un groupe autour de la France (2° puissance économique de la zone euro).
CE GROUPE AURA SA BANQUE CENTRALE ET POURRA PRETER A SES ETATS MEMBRES EN RENONCANT AUX PLANS D’AUSTERITE.
C’est un des moyens pour éviter la crise économique qui risque de tuer les salariés, retraités, chômeurs
RolandVIGNAULT
2) On ne leur prête pas. On rembourse leurs créanciers à leur place, c'est à dire qu'on vient en aide à ceux qui leur ont prêté. Et au peuple grec il reste la dette à rembourser à un nouveau créancier ayant plus d'autorité sur lui.
les salaires statutaires en prix constants ont progressé durant la dernière décennie, tant dans le premier que dans le second degré"
Il est étonnant que cela ne suscite pas plus de réaction en France...
le carnaval en France d'outre-mer est une institution, avec jours chomés et foule en liesse dans les rues.
Dommage d'oublier ces territoires européens dans cet article!























