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- Europe 2020 : une stratégie pour une croissance intelligente, durable et inclusive
Politique économique
Sommaire
- Union économique et monétaire
- Coordination des politiques économiques
- Europe 2020 : une stratégie pour une croissance intelligente, durable et inclusive
- Dossier : La présidence française du G20
- Dossier : La crise mondiale et l'Europe
- Le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (dit "Pacte budgétaire")
- Le Mécanisme européen de stabilité
- Stratégie de Lisbonne (2000-2010) : introduction
- Stratégie de Lisbonne (2000-2010) : mise en oeuvre
La Stratégie Europe 2020
La stratégie de Lisbonne est arrivée à échéance à la fin de l'année 2010. Elaborée en 2000, celle-ci devait faire de l'Union "l’économie de connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde" en dix ans. Les ambitions des années 2000 ont dû être révisées à mi-parcours afin de recentrer la stratégie sur la croissance et l'emploi. Malgré tout, les résultats et le bilan de cette stratégie restent limités.
Cet échec s'explique par le manque de lisibilité de ses objectifs et l'absence d'une gouvernance pour mettre en oeuvre et assurer le suivi de la stratégie. Mais elle pêchait également par l'absence d'un volet extérieur, notamment sur les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).
Les Etats membres et la Commission européenne ont donc adopté un nouveau plan stratégique pour les dix ans à venir. Cette fois, les objectifs semblent plus modestes et plus réalistes. Dans le contexte actuel de sortie de crise et de réduction des déficits publics, la stratégie vise à maintenir les investissements dans la recherche, l'innovation et la formation tout en prônant des réformes structurelles. Elle doit développer une croissance "intelligente, durable et inclusive" s'appuyant sur une plus grande coordination entre les politiques nationales et européennes. Le projet Europe 2020 évoque "une économie sociale de marché durable", qu'il faut faire évoluer pour la rendre plus compétitive.
Grands axes
La nouvelle stratégie est centrée sur trois axes :
- l'importance de l'innovation avec des politiques encourageant la recherche et les projets communs ;
- l'augmentation du taux d'emploi ;
- une croissance plus verte.
En outre, cinq objectifs quantitatifs sont proposés, dont l'augmentation du taux d'emploi à au moins 75 % (aujourd'hui, seulement 69 % de la population en âge de travailler occupe un emploi) et l'affectation de 3 % du produit intérieur brut à la recherche et au développement, au lieu des 2 % actuels qui laissent l'Union loin derrière les États-Unis et le Japon.
Le projet réaffirme également les objectifs de l'Union européenne en matière de lutte contre le changement climatique, qui sont déjà parmi les plus ambitieux au monde, et propose de réduire le taux de pauvreté de 25 %, ce qui reviendrait à faire sortir 20 millions de personnes de la pauvreté sur les 80 millions actuellement.
En matière d'éducation, la Commission recommande de prendre des mesures ramenant le taux d'échec scolaire à moins de 10 % (il est en 2010 de 15 %) et permettant à 40 % des jeunes d'aborder la trentaine en étant titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur (contre 31 %).
La stratégie propose aux États membres d'adopter des objectifs nationaux qui tiennent compte de leur situation propre, tout en aidant l'Union européenne à atteindre ses objectifs globaux. La Commission suit les progrès accomplis et avertit les pays qui ne prennent pas les mesures appropriées.
La stratégie permet la mise en oeuvre de sept initiatives phares pour stimuler la croissance et l'emploi. Il s'agit notamment de programmes visant à améliorer les politiques de recherche et développement et à faciliter le financement de la R&D, à accélérer le déploiement de l'internet à haut débit, et à promouvoir l'utilisation d'énergies renouvelables.
Mise en œuvre
Lors du débat au Parlement européen sur la Stratégie Europe 2020, plusieurs eurodéputés se sont interrogés sur la mise en œuvre de ce nouveau plan. Le bilan de la Stratégie de Lisbonne a montré les faiblesses de la méthode ouverte de coordination. Le défi pour la nouvelle stratégie sera de renforcer ce mécanisme de coordination qui n'est pourtant pas contraignant pour les Etats membres.
Plusieurs députés ont suggéré un système de sanctions et de récompenses pour inciter les Etats à atteindre les objectifs de la stratégie. Par exemple, les Etats qui réussiront mieux les réformes pourraient être récompensés par l'octroi de subventions européennes.
La difficulté réside désormais dans l'arbitrage entre différents domaines, qui doit se baser sur les débats internes menés au sein des Etats.
Des initiatives complémentaires
La stratégie 2020 s'inscrit dans un contexte de réformes structurelles débattues en 2011 :
régulation financière avec notamment la directive MiFID pour plus de transparence
Consolidation des finances publiques
Coordination de l'UEM
Pacte de croissance et de stabilité, gouvernance économique
Sites utiles
Site de la Commission européenne sur la stratégie Europe 2020
Communication de la Commission européenne
Mission Europe dans la mondialisation, rapport de M. Laurent Cohen-Tanugi
Secrétariat général des Affaires européennes
Mise à jour : juillet 2011




















