Politique économique
16/05/12Hans Stark : "Le franco-allemand a toujours été une force de complémentarité" Votre commentaire
La chancelière allemande recevait hier le nouveau président français à Berlin. L'occasion, avec ce premier face-à-face, d'afficher une union sacrée contre la crise malgré leurs divergences. Hans Stark, secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes et chercheur à l'Ifri, revient sur les enjeux de cette rencontre.
Touteleurope.eu : La rencontre du 15 mai entre François Hollande et Angela Merkel a-t-elle été constructive ?
Hans Stark : Oui, ça a été évidemment constructif : il fallait que les deux dirigeants se voient, qu'ils expriment leurs différences politiques et idéologiques, mais aussi qu'ils affichent vis-à-vis de l'extérieur leur volonté de travailler ensemble, notamment auprès des marchés. Ce sont les grands fondamentaux : si l'on remet cette relation en question, plus rien ne va !
Touteleurope.eu : Suite à cette rencontre, peut-on espérer un nouveau compromis européen le 23 mai ?
Hans Stark : C'est une autre question ! François Hollande a proposé hier remettre le pacte budgétaire à plat. Reste à savoir sous quelle forme les nouvelles propositions, si elles sont adoptées, apparaîtraient : un complément ou un nouveau traité ?
François Hollande parlait de deux verrous allemands, qui ne pourraient pas sauter ensemble : la redéfinition du mandat de la BCE pour lui permettre de financer la dette des Etats, et la mise en place d'euro-obligations. Le premier a été hier mis de côté, ce qui me semble plutôt intelligent, et les Allemands pourraient s'avérer plus flexibles sur le second.
La proposition est malgré tout très ambitieuse : le traité a été signé par 25 Etats membres, dont certains ne veulent pas entendre parler de ces eurobonds. Or une telle modification du traité nécessite l'accord de tous. Au sens où l'entendent les économistes, il s'agirait ainsi de mutualiser la dette au niveau européen (de 60 à 100% selon les modèles). Mais le projet initial pourrait dériver vers une mesure assez différente de relance par l'investissement : les "project bonds". Celle-ci pourrait plus facilement susciter le consensus entre Etats membres.
Touteleurope.eu : Pourquoi l'Allemagne est-elle défavorable aux eurobonds ?
Hans Stark : L'Allemagne, mais encore plus la Finlande, les Pays-Bas ou encore l'Estonie, ne sont absolument pas favorables à cette mutualisation. Ils estiment que les Etats, s'attendant à bénéficier d'aides financières européennes pour éponger leurs dettes, n'auraient plus aucune incitation pour respecter l'équilibre budgétaire.
De l'autre côté, les Français estiment, à juste titre, que la rigueur exigée de l'Espagne et de l'Italie n'est pas généralisable : chaque Etat nécessite un traitement particulier. En l'occurrence, on ne peut pas demander aux Grecs de résoudre leurs problèmes en trois ans, avec les mêmes méthodes.
Touteleurope.eu : A quel point les solutions françaises et allemandes pour sortir de la crise sont-elles antagonistes ?
Hans Stark : François Hollande a rappelé hier que les traditions économiques des deux pays étaient différentes : il y a en France plutôt une politique de la demande, mais le Président s'est montré favorable à une politique de l'offre, dès lors qu'elle était mise en œuvre par l'Europe. C'est assez étonnant : il faut voir maintenant comment l'on peut relier une politique keynésienne, habituellement mise en œuvre par les Etats, à une politique de régulation européenne.
Touteleurope.eu : Le nouveau président français peut-il donner un nouveau souffle à la relation franco-allemande ? Que penser du choix de Jean-Marc Ayrault, germanophile, comme premier ministre ?
Hans Stark : Le choix de M. Ayrault est évidemment un geste, mais le Premier ministre va essentiellement s'occuper des questions intérieures. Le choix pour le Quai d'Orsay de Laurent Fabius, ancien chef de file des "Nonistes" à la Constitution européenne, pourrait aussi être interprété comme un message contradictoire…
Le franco-allemand a toujours été une force de complémentarité. Les deux pays sont très différents, du point de vue de leurs structures, leurs traditions socio-économiques… Cette complémentarité est source de difficultés, car s'entendre prend du temps, mais aussi de richesse : l'ensemble des sensibilités européennes s'y reflète, si l'on peut dire. Dès lors que le couple tombe d'accord sur un point, on peut s'attendre à ce que le compromis soit acceptable par les autres membres de l'UE !
Enfin, nous sommes entrés dans une nouvelle ère européenne : la crise nous a contraint à de gérer ensemble l'économie, et plus seulement la monnaie. Or les sensibilités politiques des exécutifs sont différentes : c'est un peu comme si le gouvernement européen était composé d'un ministre de l'Economie de gauche et un ministre des Finances de droite ! Les compromis sont donc particulièrement difficiles à atteindre.
Je vous demande de considérer un peu mieux cette réaction concernant l'Esperanto, dans un avenir où tous les européens pourraient sauvegarder leurs propres langues tout en communiquant efficacement.
Le languedocien n'est pas une langue. Il est un dialecte d'une langue qui s'appelle l'occitan. Le mot «béarnais» désigne l'occitan parlé au Béarn.
cela entrainera un immobilisme pendant plus d'un an! Comment peut-on imaginer embaucher des fonctionnaires supplémentaire et réduire les déficits!équilibre 2017..! Je préfère 2016!
Dans l'hypothèse où F.H. ne tient pas ses engagements; J.L.M.et la CGT.organisent manifs et désordre de rue!quelle sera son choix..?
N.Sarkozy n'a jamais cédé.Dans tout cela je ne perds pas de vue ce que vivent les Espagnols et les Portugais.(Emprunt plus chers, baisse des salaires et des retraites!).
http://blogs.mediapart.fr/
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-langues-bien-commun-d[..]
http://www.touteleurope.eu/fr/actions/economie/politique-economique/presentation/le-mecanisme-eu[..] visite
Dans son dernier livre sobrement intitulé "Qu'ils s'en aillent tous", M. Mélenchon se réjouit même d'un éventuel rattachement de la Wallonie à la France. En toute duplicité idéologique. Tous les droits politiques, linguistiques et culturels pour les minorités régionales francophones à l'étranger (Romands, Wallons, Valdotains, 'Acadiens', Québécois etc), aucun droit pour les Bretons, les Corses, les Basques, les Catalans, les Occitans, les Alsaciens-Moselans dont l'existence même et les spécificités linguistiques et culturelles sont niés en Droit Français ! Les francophones sont visiblement plus égaux que les autres, et ils ont même le droit d'imposer l'usage de leur langue à tout le monde...
Les langues de France dans la campagne présidentielle
02 Avril 2012 Par Giordan Henri
Les campagnes présidentielles nous offrent, une fois encore, leur lot de promesses de prise en compte des revendications concernant les langues régionales et minoritaires. Par Henri Giordan, Renaud Lescuyer, Belkacem Lounès, Yves Plasseraud.
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-langues-bien-commun-de-l-humanite/article/02041[..]
Jean-Guy GIRAUD
Je vous en remercie par avance,
Dans l'attente, bien cordialement,
Marie-José Fleury
http://www.euractiv.com/node/511895?utm_source=EurActiv+Newsletter&utm_campaign=ee02653357-news[..] du 1er avril…)
La dette est une très bonne affaire pour les banques : empruntant à 1% à la BCE, elles prêtent aux états à des taux entre 2,5% (Italie) et 15% (Grèce) augmentant exponentiellement la dette que les gouvernants sous le diktat de la Troïka veulent faire supporter aux peuples.
Que pensez vous faire et nous répondre ?
Il existe un site qui propose aux passagers dans de telles situations de remplir gratuitement un formulaire en ligne sur leur site http://www.skymediator.com
Le site se charge ensuite de toutes les formalités, y compris d'engager une action en justice. En cas de succès, skymediator conserve 20% de l'indemnisation obtenue et en reverse 80% au passager. En cas d'échec, tous les frais sont à la charge du site et le passager ne paye rien.
Sachant que la GRECE ne remboursera jamais :
Exigeons que la Banque Centrale Européenne(BCE) prête à la Banque Européenne d’Investissement(BEI) qui prêtera aux ETATS sans passer par des intermédiaires.
Devant UN REFUS CATEGORIQUE DE LA PART DE L’Allemagne et de ses satellites (Autriche, Luxembourg, Pays-Bas..) et des pays anglo- saxons,
Il faudra créer un nouveau groupe à l’intérieur de l’Union, de la zone Euro un groupe autour de la France (2° puissance économique de la zone euro).
Il faudra créer un nouveau groupe à l’intérieur de l’Union, de l’Euro un groupe autour de la France (2° puissance économique de la zone euro).
CE GROUPE AURA SA BANQUE CENTRALE ET POURRA PRETER A SES ETATS MEMBRES EN RENONCANT AUX PLANS D’AUSTERITE.
C’est un des moyens pour éviter la crise économique qui risque de tuer les salariés, retraités, chômeurs
RolandVIGNAULT
2) On ne leur prête pas. On rembourse leurs créanciers à leur place, c'est à dire qu'on vient en aide à ceux qui leur ont prêté. Et au peuple grec il reste la dette à rembourser à un nouveau créancier ayant plus d'autorité sur lui.
les salaires statutaires en prix constants ont progressé durant la dernière décennie, tant dans le premier que dans le second degré"
Il est étonnant que cela ne suscite pas plus de réaction en France...
le carnaval en France d'outre-mer est une institution, avec jours chomés et foule en liesse dans les rues.
Dommage d'oublier ces territoires européens dans cet article!




















