Présidence de l'Union européenne

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Présidence tchèque du Conseil de l'Union européenne (janvier-juin 2009)

A partir du 1er janvier 2009, et jusqu'au 30 juin, la présidence du Conseil de l'Union européenne est assurée par la République tchèque. Elle succède à la France et précède la Suède.

La République tchèque est un "jeune" Etat membre de l'Union européenne puisqu'elle a fait son entrée en mai 2004. Succédant à la France à la tête du Conseil, elle fait l'objet de toutes les attentions, notamment du fait de l'eurosceptisme affiché de son président, Vaclav Klaus.
124,5 millions d'euros

C'est le budget de la Présidence tchèque de l'UE, soit 3,3 milliards de couronnes tchèques

Durant ces six mois, la République tchèque présidera le Conseil de l'Union européenne et le Conseil européen. Vaclav Klaus a d'ores et déjà annoncé que, pour la majorité des grands rendez-vous de ces six mois de présidence, il sera représenté par son Premier ministre, Mirek Topolánek, européen convaincu.

Enjeux

Cette présidence, la première pour la République tchèque, est une étape importante pour cet Etat entré récemment dans l'Union européenne. Si le Premier ministre tchèque a déjà affirmé que "la République tchèque est prête à assurer la présidence du Conseil de l’Union européenne, et (...) à présider les discussions portant sur les problèmes actuels et à œuvrer dans le sens de la continuité politique de l’Union", cette présidence devra relever plusieurs enjeux.


En premier lieu, la République tchèque va devoir prouver qu'elle est à même d'assurer cette présidence. En effet, le pays est partagé entre eurosceptiques et europhiles convaincus.

Alexandr Vondra

La République tchèque  sera également représentée par son ministre des Affaires européennes, Alexandr Vondra.

Les déclarations anti-européennes du président tchèque Vaclav Klaus ont déjà créé de nombreuses tensions au sein des 27.

La République tchèque va de plus devoir être à la hauteur de la présidence française de l'Union européenne, qui a avancé sur de nombreux dossiers au programme et réussi à gérer les crises inattendues comme le conflit russo-géorgien.

Dans un contexte économique encore très tendu, la République tchèque devra donc continuer les travaux de réflexion menés par les Etats membres et la Commission européenne pour sortir l'Europe de la crise financière. Elle devra également mener à bien la ratification du traité de Lisbonne, que le président tchèque n'a toujours pas signé.


Enfin, la République tchèque va connaître un événement important durant son mandat : les élections au Parlement européen, et, si le traité de Lisbonne est entré en vigueur, l'élection du premier Président de l'Union européenne.

 

Les priorités de la présidence tchèque : les "3 E"

Troïka

Le programme et les priorités de la présidence du Conseil de l'UE sont désormais définis par période de 18 mois. De juillet 2008 à décembre 2009, la présidence du Conseil a donc été organisée en coopération par la France, la République tchèque et la Suède.


Le Premier ministre tchèque Mirek Topolánek l'a annoncé : les priorités de la République tchèque pour ces six mois de présidence ne seront pas uniquement nationales, mais s'adresseront à l'Union européenne dans son ensemble.

La devise choisie pour l'occasion, "L'Europe sans barrières", reflète les quatre libertés fondamentales de l’Union : la liberté de circulation des biens, des capitaux, des travailleurs et des services. Le logo, qui reprend la forme du domaine www.EU2009.cz, ajoute symboliquement une cinquième liberté, celle de la circulation des informations et des connaissances.


Première priorité : l'Economie

La France a du gérer un dossier imprévu durant sa Présidence du Conseil de l'UE : la crise financière. La République tchèque, qui reprend le flambeau, va également devoir faire face à cette difficulté.

En faisant de l'économie l'une des priorités de sa présidence de l'Union européenne, la République tchèque entend gérer, de façon raisonnable et efficace, la crise financière.

Elle vise également l’accroissement de la compétitivité européenne, le renforcement de la confiance en l’économie de marché de la part des consommateurs et des petites et moyennes entreprises, enfin et surtout, l’amélioration du taux d’emploi.

La République tchèque souhaite enfin poursuivre les réformes libérales du budget et des politiques de l’UE, et en particulier de la Politique agricole commune, dont le bilan de santé a été bien entamé par la présidence française. Sur ce dossier, comme sur beaucoup d'autres, elle devra gérer les fortes divergences d'opinion qui existent entre les 27 partenaires européens.


Deuxième priorité : l'Energie

La France avait fait de l'environnement l'une des priorités de sa présidence du Conseil de l'UE. La République tchèque, de son côté, a choisi de miser sur l'énergie.

Elle souhaite ainsi amener l'Union européenne à rechercher l’équilibre entre la protection de l’environnement d’un côté et le maintien de la compétitivité et de la sécurité énergétique en Europe de l’autre.

Les Tchèques estiment en effet que le débat sur la diversification des ressources et sur la création de nouveaux réseaux joue un rôle clé, et qu'il est nécessaire pour l’avenir et la sécurité de l’Union européenne que celle-ci ait une politique énergétique commune et parle d’une seule voix dans le cadre des négociations portant sur la fourniture de l’énergie.

La République tchèque était l'un des Etats membres les plus réticents à l'adoption du paquet "énergie-climat" proposé par la France, sur lequel un accord a été obtenu in extremis lors du Conseil européen de décembre 2008.

La Conférence internationale de Copenhague, qui devrait permettre l’élaboration d’un document définissant le régime d’après Kyoto, aura lieu fin 2009. L'Union européenne doit dès lors se doter d'une position commune forte afin de faire entendre sa voix dans ces négociations. Pourtant, en interne, les partenaires européens semblent avoir bien du mal à se mettre d'accord.


Troisième priorité : l'Europe et le monde

La dernière priorité de la présidence tchèque du Conseil de l'Union européenne est intitulée "L'Europe et le monde".

Cette priorité repose sur le lien euro-atlantique qui représente, pour la République tchèque, la base de la coopération économique et sécuritaire de l'Union européenne.

La République tchèque porte en outre une attention égale à l’ouverture et à la poursuite de l’élargissement de l’UE. Elle souhaite en effet entretenir le processus d’intégration des pays des Balkans occidentaux.

Enfin, la République tchèque souhaite que sa présidence de l'Union européenne soit l'occasion de développer et de renforcer le partenariat oriental.
 

 

Textes et documents

Message du premier ministre tchèque, Mirek Topolánek [pdf] - Présidence tchèque de l'Union européenne - 01/12/08

 

Sites utiles

Site officiel de la Présidence tchèque de l'Union européenne

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