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La Croatie

Capitale: Zagreb
Population: 4,44 millions - (Eurostat - 2006)
Superficie: 56 594 km² - (Eurostat)
Taux de croissance du PIB réel: 2,4 % - (Eurostat - 2008)
Taux de chômage: 8,1 - (Eurostat - déc. 2008)
Dette publique en % PIB: 44,2 - (Eurostat - 2004)
Monnaie: Kuna

Politique

Ancienne république de la République fédérale socialiste de Yougoslavie, la Croatie a proclamé son indépendance le 25 juin 1991. La Croatie est une république dont le régime est semi présidentiel.

Le 10 janvier 2010, Le candidat du parti social-démocrate (SDP), Ivo Josipovic, a remporté le scrutin présidentiel de dimanche en Croatie, avec un score sans appel de 61 % des voix, contre son rival Milan Bandic, le maire de Zagreb, dissident de ce même SDP. Le troisième président de la République depuis l’indépendance du pays, en 1991, est un juriste. Il est présenté comme l'home qui fera entrer la Croatie dans l'Union européenne.

Jadranka Kosor (Union démocratique croate/HDZ) assure la fonction de Premier ministre depuis la démission d'Ivo Sanader, le 1er juillet 2009.

Le pays et l'Union européenne

En raison de la guerre et de l’adhésion limitée du pays aux principes démocratiques, après la dissolution de la République Fédérale Socialiste de Yougoslavie, aucune relation contractuelle globale n’est établie entre la Croatie et l’Union européenne avant 2001. La coopération financière s’est limitée à l'assistance humanitaire, à l'aide à la démocratisation et, à partir de 1996, à l'aide à la reconstruction.

Après le changement de gouvernement en 2000, la Croatie est sortie de l'isolement international et elle a signé en octobre 2001 un accord de stabilisation et d'association (ASA) avec l'UE. Cet accord est entré en vigueur le 1er février 2005 et a remplacé un accord intérimaire sur le commerce et les mesures d'accompagnement, qui était en vigueur depuis le 1er mars 2002.

La Croatie a déposé sa candidature à l’adhésion à l’UE en février 2003 et est ainsi devenue le premier pays candidat des Balkans occidentaux. Après l'avis favorable de la Commission européenne, le Conseil européen des 17 et 18 juin 2004 a proposé d'ouvrir les négociations d'adhésion avec la Croatie en mars 2005. L'ouverture des négociations a cependant été reportée en attendant la coopération pleine et entière des autorités croates avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Se fondant sur un rapport du procureur général du TPIY qui exprimait l’avis que la Croatie coopérait pleinement, les 25 ont ouvert la négociation d’adhésion le 3 octobre 2005.

La Croatie, bénéficiaire de la stratégie de pré-adhésion des pays candidats, est éligible aux programmes Phare, Ispa et Sapard pour un montant de 105 millions d’euros en 2005 (140 millions d’euros en 2006). Elle devrait accéder à partir de 2007 au nouvel instrument de pré-adhésion unique qui le remplacera.

Dans son rapport de suivi du 8 novembre 2006, la Commission européenne indique que la Croatie est sur la bonne voie dans ses négociations d'adhésion avec l'UE. Le pays a fait d'importants progrès notamment au sujet des critères politiques. La Croatie a également adopté des mesures d'envergure dans de nombreux domaines pour adapter sa législation. Cependant, le document précise que le pays doit encore intensifier considérablement ses efforts pour relever les grands défis que constituent par exemple la réforme du pouvoir judiciaire, la lutte contre la corruption et les réformes économiques.

Histoire

1102 : après l’établissement des Croates au VIIe siècle, les Croates sont unis à la couronne hongroise.  Raguse (Dubrovnik) forme pendant le Moyen Age et la période moderne une brillante Ville-Etat rivale de Venise dans la recherche du contrôle de la navigation dans la mer Adriatique.
 
1527 : la dynastie des Habsbourg prend place sur le trône de la Croatie, avant d’être refoulée par l’avancée ottomane.

1699 : la Croatie est libérée du joug turc. La partie continentale de la Croatie reste sous le contrôle des Habsbourg.

1815 : après une période d’occupation par les troupes napoléoniennes, la quasi totalité du territoire de l’actuelle Croatie retourne à la domination des Habsbourg.

1848 : le Ban Josip Jelacic unifie la Croatie en réaction à l’occupation austro-hongroise et cristallise le réveil du sentiment national croate.

1918 : après la chute de l’Empire austro-hongrois, la Croatie prend part au royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes qui prendra, par la suite, le nom de Yougoslavie.

1941 : les forces allemandes et italiennes occupent la Croatie. Le gouvernement de collaboration d’Ante Pavelic exerce une dictature sanglante. La résistance des partisans sous le commandement de Josip Broz Tito s’organise. En 1945, la République fédérale socialiste de Yougoslavie au sein de laquelle l’actuelle Croatie est une république fédérale, est proclamée. La Croatie conserve des velléités d’indépendance qui s’expriment en 1971 dans le "printemps croate" qui donne lieu à des purges massives.

1990 : Franjo Tudjman est élu à la présidence par l’Assemblée croate. Début des insurrections armées serbes en Croatie : une "région autonome de Krajina" est proclamée sur près de 20% du territoire croate. L’année suivante, en 1991, la république de Krajina proclame son indépendance et demande son rattachement à la Serbie. La Croatie proclame son indépendance. Elle devient membre des Nations Unies, le 22 mai 1992. Le conflit avec la Yougoslavie entraîne l’intervention de 14.000 Casques bleus dans le cadre de la FORPRONU, chargés de démilitariser la zone. L’intervention marque le début du statu quo. La guerre se déplace en Bosnie.

1994 : les accords de Dayton, signés le 21 novembre entre les présidents serbe, yougoslave, croate et bosniaque marquent la fin de la guerre en Croatie et en Bosnie et prévoient la réintégration pacifique de l’extrémité orientale de la Croatie encore occupée (Slavonie orientale) qui sera effective en 1998.

2005 : après avoir signé en 2001 un accord d’association et de stabilisation (ASA), qui marque le premier pas vers l’adhésion, et déposé sa candidature en janvier 2003, la négociation d’adhésion de la Croatie à l’UE a été ouverte le 3 octobre 2005.

Géographie

Le territoire de la Croatie s’étend sur 56.610 km² au nord-ouest de la péninsule balkanique, en forme d’arc de cercle. Largement ouvert sur l’Adriatique à l’ouest, le pays est bordé au nord par la Slovénie et la Hongrie, à l’est par la Serbie et la Vojvodine et au sud par la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro.

Le littoral croate compte 1.778 km de côtes continentales et 5.790 km avec les îles (plus de 1000), et se caractérise par un climat méditerranéen. La côte de Dalmatie, très découpée, est séparée de l’arrière-pays par les Alpes Dinariques. Le Nord-Est du pays, et notamment la capitale Zagreb, concentre la majeure partie de la population. La population est très majoritairement composée de Croates catholiques, mais le pays est aussi habité par une minorité serbe orthodoxe d’environ 4% de la population. Il y a aussi d’autres minorités (Roms, italienne, hongroise).

 

Economie

La situation macro-économique de la Croatie est plutôt bonne, avec une inflation contenue (estimation 2005 : 3,3 %) et une croissance assez soutenue (2005 : 4 %). Le déficit public, bien qu’important est en décroissance (2004 : 4,2 %, 2005 : 3,7 %, prévision 2006 : 3,3 %, objectif 2007 : 3 %). Le niveau de la dette externe est élevé (85 % du PNB), même s’il faut garder à l’esprit que l’endettement public est plus modéré (65 % du PNB). La Croatie a conclu en août 2004 un accord avec le FMI, lui accordant un prêt de 140 millions d’euro, sous réserve d’une réduction sensible du déficit budgétaire consolidé et d’une stabilisation de l’endettement externe. Il devrait être prolongé.

Les échanges extérieurs sont fortement déséquilibrés, le taux de couverture des importations n’étant que de 43 %. Les revenus générés par l’industrie du tourisme (17 % du PIB) compensent en partie de déficit de la balance commerciale. La balance des paiements croates est caractéristique de celle d’un pays en transition. La balance commerciale est très déficitaire. Mais le déficit des paiements courants n’est que de 5 %. Ceci en raison principalement de l’importance des revenus touristiques (officiellement le tourisme représente 25 % du PIB). La Croatie qui ne compte que 4,6 millions d’habitants accueille en effet chaque année 10 millions de touristes. Le PNB par habitant est de l’ordre de 6.500 euro par habitant.

La poursuite des réformes structurelles,  le dispositif budgétaire (loi-cadre, création d’une trésorerie centralisée et d’un service de contrôle financier interne) est programmée. La BERD, la BEI et la Banque Mondiale jouent un rôle essentiel dans le financement des projets et des entreprises.

Culture

Palais de Dioclétien (Split)

Le patrimoine architectural croate porte témoignage de la riche histoire du pays et des multiples influences artistiques et culturelles auxquelles il a été soumis. Les imposantes ruines du palais de l’empereur Dioclétien à Split ne sont que le fleuron d’un ensemble de constructions romaines, en particulier sur les îles Brijuni, Hvar, Krk. La basilique Euphrasieus  à Porec est un monument de l’art sacré byzantin, aux magnifiques mosaïques. La brillante culture médiévale et moderne de la cité-Etat de Raguse, rivale de Venise dans l’Adriatique, a laissé à Dubrovnik des ensembles monumentaux extraordinairement bien conservés, malgré les bombardements lors de la récente guerre.

Kraljevic

Mais la poésie croate ne se limite pas aux pierres ni au passé lointain. Le pays a suscité de nombreuses et brillantes carrières artistiques au XIXème siècle, un art ouvert aux influences de l’Europe centrale qui détient alors le pouvoir politique dans la région, mais aussi de la France et de Paris ou les peintres Racic et Kraljevic pratiquent leur art. Le sculpteur Mestrovic est un disciple de Rodin.

Mise à jour : mercredi 13 janvier 2010 15:36