Grèce

[Revue de presse] Face aux échéances, la Grèce "accepte" l'aide du FMI et s'engage sur la piste des réformes

Grèce et France à l'Eurogroupe

A l'issue de la réunion de l'Eurogroupe qui s'est tenue hier, la Grèce a accepté la participation du FMI dans son troisième plan de sauvetage. Cette aide n'est cependant pas encore garantie : le FMI réclame des réformes ainsi que de drastiques économies avant de financer à nouveau la République hellénique. Le gouvernement d'Alexis Tsipras semble prêt à s'y plier, afin d'obtenir les 4 milliards d'euros nécessaires à la relance de l'économie.

"La Grèce a accepté en juillet un troisième plan d'aide internationale en cinq ans, d'un montant de 86 milliards d'euros, et s'est engagée en contrepartie à lancer de nombreuses réformes économiques et sociales", rappelle Le Figaro.

Hier, "après des semaines d’incertitude, Athènes a finalement 'accepté' la participation du FMI au troisième plan d'aide à la Grèce" [RFI].

Le "changement d'esprit" grec est salué

Pour Les Echos, "la Grèce enterre la hache de guerre avec le FMI". Ainsi, "parmi leurs bonnes résolutions pour 2016, il faut croire que les grands argentiers de la zone euro se sont engagés à ne plus se déchirer sur la Grèce. […] Mieux, un certain apaisement est à l’œuvre, comme en témoigne le fait que la Grèce ne fasse plus du FMI un épouvantail".

Cet apaisement n'était toutefois pas joué d'avance. "Il y a un an, la composante de la Troïka la plus vilipendée par l'opinion et la classe politique grecque était le Fonds monétaire international" [RFI].

Le Monde qualifie ainsi la relation entre Athènes et le FMI d'ambivalente : "l'institution mondiale plaide pour un nouvel allègement de la dette publique grecque détenue par les créanciers – allègement également souhaité par M. Tsipras […] mais le FMI incarne aussi une ligne dure et exige de la Grèce la mise en œuvre de réformes drastiques, en échange du nouveau prêt de 86 milliards d'euros sur trois ans".

Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, salue ce "changement d'esprit", souligne 7sur7.

Vers un 3e plan d'aide

"Les représentants des créanciers – Banque centrale européenne (BCE), Commission européenne, Mécanisme européen de stabilité, FMI – doivent revenir à Athènes à partir du 18 janvier pour mener une première évaluation des progrès accomplis en six mois" [Le Monde].

"La question des retraites sera au cœur des discussions", précisent Les Echos, qui font état d'autres "difficultés, les Européens veulent avoir plus de visibilité sur la façon dont la Grèce va atteindre l’objectif de surplus budgétaire primaire de 3,4 % en 2018".

Le besoin est urgent

Le processus est donc loin d'être achevé, "cela alors que la Grèce a un remboursement de 1,5 milliard d'euros le 24 février" [Les Echos].

A un terme à peine moins court, "la Grèce aura besoin de quatre milliards d'euros au premier trimestre pour honorer le service de sa dette, [ce qui donne] un certain caractère d'"urgence" à la mise en œuvre des réformes promises par Athènes" [Reuters].

Selon l'agence de presse, "une fois le blanc-seing obtenu, la Grèce pourrait obtenir le versement d'une nouvelle tranche de 5,5 milliards d'euros, a déclaré jeudi Klaus Regling, le directeur général du Mécanisme européen de stabilité".