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Santé

Le droit à l'avortement dans l'UE

Le droit à l'avortement en Europe

Dans l'Union européenne, la législation sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) diffère d'un pays à l'autre. Si dans la plupart des Etats il est autorisé, l'avortement reste interdit à Malte, ou encore en Irlande, où il n'est permis que dans le cas où la vie de la mère est en danger. En effet, l'UE n'est pas compétente en la matière pour légiférer. Cependant, dans une résolution du 3 juillet 2002, le Parlement européen recommande aux Etats membres de légaliser l'avortement.

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* Taux d'avortement indisponibles pour Chypre, Malte et Luxembourg.

Des positions très différentes en Europe

La grande majorité des Etats membres autorisent l'avortement. Il n'y a qu'à Malte que l'IVG est totalement interdite. 

Cependant, dans différents pays et notamment l'Irlande, le Royaume-Uni, Chypre, la Pologne, le Luxembourg ou encore la Finlande l'avortement n'est pas autorisé "à la demande", mais seulement dans certains cas.

En Irlande, l'IVG reste autorisée dans un seul cas, celui où la vie de la mère est en danger. Une grossesse résultant d'un viol ne peut être légalement interrompue. Lors d'un référendum organisé en 1993, 67 % des Irlandais ont rejeté la légalisation de l'avortement. En revanche, lors de ce référendum, les Irlandais ont reconnu le droit de pratiquer une IVG à l'étranger sans être passible de poursuites. Chaque année, des milliers d'Irlandaises se rendent dans un pays voisin autorisant l'IVG. Une nouvelle affaire en août 2014 concernant le cas d'une jeune fille violée a relancé le débat.

Pratiquée légalement en Pologne pendant plus de quarante ans, l'IVG a été de nouveau interdite en 1997. L'interruption de grossesse n'est désormais admise que pour des raisons strictes (viol ou anomalie du foetus). Chypre n'autorise l'IVG que pour des raisons de santé, ou en cas de viol. 

Au Portugal, le Parlement a adopté le 8 mars 2007 un projet de loi légalisant l'avortement jusqu'à la dixième semaine de grossesse. Le 11 février 2007, les Portugais s'étaient prononcés par référendum : 59,3 % des votants avaient répondu "oui", contre 40,8 % de "non". Cette législation a constitué un tournant dans l'histoire du Portugal. La précédente législation portugaise comptait parmi les plus répressives de l'UE. 

Le Luxembourg, la Finlande et le Royaume-Uni autorisent l'avortement pour des raisons économiques et sociales. Les autres pays l'autorisent (ou le dépénalisent) sans obligation de se justifier. 

En Espagne, un projet de loi supprimant quasiment le droit à l'avortement a été approuvé le 20 décembre 2013 en Conseil des ministres. Après plusieurs mois de débats, le gouvernement espagnol a finalement retiré ce texte le 23 septembre 2014. Ce texte conçu par le ministre de la justice, Alberto Ruiz-Gallardón, n'autoriserait l'IVG qu'en cas de grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou en cas de viol. Ce dernier a remis sa démission au gouvernement.