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Sport

La Commission européenne dévoile son soutien au sport pour 2015

Sport et citoyenneté

Compétence européenne depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne en 2009, le sport est aujourd’hui soutenu financièrement par l’Union européenne. Si l’organisation du sport demeure dans le giron des Etats membres, Commission, Parlement et Conseil européen soutiennent la coopération entre les parties prenantes du monde du sport : mouvement sportif, Etats membres, organisations de la société civile, secteur privé. La Commission dévoile en ce mois d’octobre les priorités de son programme Sport pour 2015.
Par Maxime Leblanc, Responsable des affaires européennes, Think tank Sport et Citoyenneté.

Pour l’eurodéputé Alain Cadec, partie prenante du prochain "Intergroupe Sport" au Parlement européen : "Le sport est un formidable levier pour l'inclusion sociale. Avec Erasmus+, l'Union européenne a besoin d’accompagner les projets des acteurs de terrain". L’étude d’impact menée par la Commission européenne rapporte que le programme Erasmus+ agit comme un facteur positif dans la recherche d'un premier emploi en facilitant l’employabilité et la mobilité professionnelle.

Si l’essence du programme se tourne vers la mobilité des jeunes et des enseignants, le chapitre Sport, fort d’une enveloppe de 268 millions d’euros sur 7 ans dont 16.8 millions pour les porteurs de projets en 2015  est une nécessité pour deux raisons. La première tient aux actions "par le sport" : l’utilisation du sport en tant qu’outil éducatif d’intégration, de partage, de culture. La seconde relève d’une volonté des institutions européennes d’appuyer les Etats membres sur leurs politiques "dans le sport" à savoir la préservation de l’intégrité et de la sincérité du sport (lutte contre le dopage, contre le trucage des matches, contre les violences et les discriminations dans le sport).

Le dernier Eurobaromètre Sport et Activité Physique a mis en lumière que 42% des Européens ne pratiquent jamais d’activité physique ou sportive . En réponse à cette épidémie d’inactivité physique, 50% des fonds du programme Erasmus+ seront consacrés à la promotion des activités physiques bienfaisantes pour la santé. Déjà supportée par la première recommandation sur le sport du Conseil européen le 26 novembre 2013 , cette vision doit apporter des réponses afin de promouvoir la santé physique et mentale des citoyens européens.

En intégrant le sport dans un de ses programmes les plus connus, la Commission européenne entame une opération de communication importante. Jusqu’ici, l’identification et l’accès aux financements demeurait le hobby de quelques structures spécialisées et bien informées. La France accuse un retard important dans l’accès à ces subventions directes de la Commission Souvent réputées compliquées à manier et chronophages, les subventions européennes sont néanmoins plébiscitées par de nombreux autres pays Européens, nouveaux entrants en tête. Les règles simplifiées, les formulaires plus clairs et la disponibilité des agents gérant les programmes ont cassé de nombreuses barrières.

Cette circulation des fonds disponibles au niveau européen pour les porteurs de projet sport est un objectif phare que s’est fixé Sport et Citoyenneté depuis sa création. Pour Julian Jappert, Directeur du think tank Sport et Citoyenneté, "Les structures associatives, les ONG et le mouvement sportif français disposent de savoirs et de savoir-faire qu’il est pertinent de valoriser au niveau européen". Pour l’instant seulement disponible en anglais, le guide complet du programme sera publié en français d’ici fin octobre. Les excuses ne seront alors plus valables.