Dossier Vacances 2016
Croatie

Croatie

Capitale : Zagreb
Population : 4,19 millions - (Eurostat - 2016)
Superficie : 87 661 km² - (Eurostat - 2013)
Date d'adhésion : 2013-07-01
Taux de croissance du PIB : 1,6 % - (Eurostat - 2015)
Taux de chômage : 16,3 % (Eurostat - 2015)
Dette publique : 86.7 % - (Eurostat - 2015)
Déficit public en % du PIB : -3.2 % - (Eurostat 2015)
Inflation : -0.3 % - (Eurostat - 2015)
Monnaie : Kuna
Découpage administratif : 21 régions, 6 935 communes (villes et municipalités)
Hymne national : Lijepa naša domovino (Notre belle patrie)
Indicatif téléphonique : 385
Code ISO : HR
Système politique : République
Espérance de vie : 77,9 ans - (Eurostat - 2014)
Drapeau Croatie

Politique

Ancienne république de la République fédérale socialiste de Yougoslavie, la Croatie a proclamé son indépendance le 25 juin 1991. La Croatie est une république dont le régime est semi présidentiel.

Le 11 décembre 2015, Kolinda Grabar-Kitarovic, anciennes ministre des Affaires étrangères du parti conservateur HDZ, est élue présidente à 50,4% des voix, contre le président sortant à 49,6% des voix. Elle est la première femme président dans les Balkans élue au suffrage universel. Elle succède à Ivo Josipovic, troisième président depuis l'indépendance du pays, qui a été élu en 2010 et fait entrer la Croatie dans l'Union européenne.

Les élections du 8 novembre 2015 ont vu l'opposition conservatrice damer le pion au Premier ministre en place, Zoran Milanovic (Parti social-démocrate – SPD). Le scrutin, ténu, a amené les forces d'opposition (HDZ – conservateurs) à former une coalition avec le MOST (Pont des listes indépendantes). En janvier 2016, le Parlement croate a investi le premier ministre Tihomir Oreskovic, un indépendant bénéficiant de la double nationalité croate et canadienne. Sans expérience politique, cet ancien directeur financier du géant pharmaceutique Teva a annoncé son intention de se concentrer sur les réformes économiques en Croatie.

Le 16 juin 2016, soit à peine 5 mois après son entrée en fonction, le gouvernement Oreskovic est renversé par une motion de censure du Parlement, et le retrait du HDZ de la coalition. Le très court mandat a été marqué par de nombreuses polémiques autour de dérives nationalistes et autoritaires du pouvoir. Le 20 juin, le Parlement est dissout et de nouvelles élections législatives devraient se tenir au mois de septembre.

Le pays et l'Union européenne

En raison de la guerre et de l’adhésion limitée du pays aux principes démocratiques, après la dissolution de la République Fédérale Socialiste de Yougoslavie, aucune relation contractuelle globale n’est établie entre la Croatie et l’Union européenne avant 2001. La coopération financière s’est limitée à l'assistance humanitaire, à l'aide à la démocratisation et, à partir de 1996, à l'aide à la reconstruction.

Après le changement de gouvernement en 2000, la Croatie est sortie de l'isolement international et a signé en octobre 2001 un accord de stabilisation et d'association (ASA) avec l'UE. Cet accord est entré en vigueur le 1er février 2005 et a remplacé un accord intérimaire sur le commerce et les mesures d'accompagnement, qui était en vigueur depuis le 1er mars 2002.

La Croatie a déposé sa candidature à l’adhésion à l’UE en février 2003 et est ainsi devenue le premier pays candidat des Balkans occidentaux. Après l'avis favorable de la Commission européenne, le Conseil européen des 17 et 18 juin 2004 a proposé d'ouvrir les négociations d'adhésion avec la Croatie en mars 2005.

L'ouverture des négociations a cependant été reportée en attendant la coopération pleine et entière des autorités croates avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Se fondant sur un rapport du procureur général du TPIY qui exprimait l’avis que la Croatie coopérait pleinement, les 25 ont ouvert les négociations d’adhésion le 3 octobre 2005.

Elles ont par la suite été interrompues à deux reprises par des désaccords frontaliers. Le premier a opposé la Croatie à l’Italie. Un accord a finalement pu être atteint en 2006. Le second, avec la Slovénie, a bloqué les négociations pendant plus d’un an. En 2010, les deux pays se sont accordés pour soumettre le différend à un tribunal international d’arbitrage, ce qui a permis de reprendre les négociations d’adhésion.

Économiquement, la Croatie dispose d’une économie de marché stable. La récession a cependant entraîné une hausse rapide du déficit du pays qui a conduit à des coupes budgétaires en 2010.

Après le feu vert de la Commission européenne le 10 juin, la Croatie a achevé le 30 juin 2011 avec succès ses négociations d'adhésion à l'Union européenne menées depuis 2005 avec Zagreb.

Le 1er décembre 2011, le Parlement européen a donné son accord concernant le Traité d'adhésion de la Croatie à l'Union européenne. Ce dernier a été signé lors du Conseil européen des 8 et 9 décembre 2011 par les dirigeants européens.

Le 22 janvier 2012, la population croate s'est prononcée favorablement à l'adhésion, à 67 % des suffrages exprimés. Le 27 mars 2013, la Commission européenne a donné son feu vert à l'entrée de la Croatie dans l'Union dès le 1er juillet 2013, considérant que le pays a respecté l'ensemble de ses engagements, même si des efforts restent à faire notamment dans le domaine de la corruption. La Croatie devient le 28e Etat membre de l'Union.

La Croatie est représentée par 11 députés européens au Parlement européen.

Histoire

1102 : après l’établissement des Croates au VIIe siècle, les Croates sont unis à la couronne hongroise.  Raguse (Dubrovnik) forme pendant le Moyen Age et la période moderne une brillante Ville-Etat rivale de Venise dans la recherche du contrôle de la navigation dans la mer Adriatique.
 
1527 : la dynastie des Habsbourg prend place sur le trône de la Croatie, avant d’être refoulée par l’avancée ottomane.

1699 : la Croatie est libérée du joug turc. La partie continentale de la Croatie reste sous le contrôle des Habsbourg.

1815 : après une période d’occupation par les troupes napoléoniennes, la quasi totalité du territoire de l’actuelle Croatie retourne à la domination des Habsbourg.

1848 : le Ban Josip Jelacic unifie la Croatie en réaction à l’occupation austro-hongroise et cristallise le réveil du sentiment national croate.

1918 : après la chute de l’Empire austro-hongrois, la Croatie prend part au royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes qui prendra, par la suite, le nom de Yougoslavie.

1941 : les forces allemandes et italiennes occupent la Croatie. Le gouvernement de collaboration d’Ante Pavelic exerce une dictature sanglante. La résistance des partisans sous le commandement de Josip Broz Tito s’organise. En 1945, la République fédérale socialiste de Yougoslavie au sein de laquelle l’actuelle Croatie est une république fédérale, est proclamée. La Croatie conserve des velléités d’indépendance qui s’expriment en 1971 dans le "printemps croate" qui donne lieu à des purges massives.

1990 : Franjo Tudjman est élu à la présidence par l’Assemblée croate. Début des insurrections armées serbes en Croatie : une "région autonome de Krajina" est proclamée sur près de 20% du territoire croate. L’année suivante, en 1991, la république de Krajina proclame son indépendance et demande son rattachement à la Serbie. La Croatie proclame son indépendance. Elle devient membre des Nations Unies, le 22 mai 1992. Le conflit avec la Yougoslavie entraîne l’intervention de 14.000 Casques bleus dans le cadre de la FORPRONU, chargés de démilitariser la zone. L’intervention marque le début du statu quo. La guerre se déplace en Bosnie.

1994 : les accords de Dayton, signés le 21 novembre entre les présidents serbe, yougoslave, croate et bosniaque marquent la fin de la guerre en Croatie et en Bosnie et prévoient la réintégration pacifique de l’extrémité orientale de la Croatie encore occupée (Slavonie orientale) qui sera effective en 1998.

2005 : après avoir signé en 2001 un accord d’association et de stabilisation (ASA), qui marque le premier pas vers l’adhésion, et déposé sa candidature en janvier 2003, la négociation d’adhésion de la Croatie à l’UE a été ouverte le 3 octobre 2005 et s'est achevée en 2011.

2012 : Le peuple croate se prononce à 66% pour l'entrée de son pays dans l'Union européenne.

1er juillet 2013 :
La Croatie devient le 28e Etat membre de l'Union européenne

Géographie

Le territoire de la Croatie s’étend sur 56.610 km² au nord-ouest de la péninsule balkanique, en forme d’arc de cercle. Largement ouvert sur l’Adriatique à l’ouest, le pays est bordé au nord par la Slovénie et la Hongrie, à l’est par la Serbie et la Vojvodine et au sud par la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro.

Le littoral croate compte 1.778 km de côtes continentales et 5 790 km en comptant les îles (plus de 1 000). Il se caractérise par un climat méditerranéen. La côte de Dalmatie, très découpée, est séparée de l’arrière-pays par les Alpes Dinariques. Le Nord-Est du pays, notamment la capitale Zagreb, concentre la majeure partie de la population. Celle-ci est très majoritairement composée de Croates catholiques, mais le pays est aussi habité par une minorité serbe orthodoxe (environ 4% de la population). Il y a aussi d’autres minorités (Roms, italienne, hongroise). Ces minorités sont représentées au Parlement croate par sept des 151 députés membres de la Diète.

Economie

Après plusieurs années de forte croissance (près de 4% jusqu’en 2007), la Croatie connaît à partir de 2009 une récession pendant six ans, avant de renouer avec la croissance en 2015 (1,8%).

En janvier 2014, alors que la Croatie est entrée dans l'UE depuis moins d'un an, la Commission européenne a engagé sa procédure de déficit excessif, car sont déficit budgétaire était proche de 5%. La dette publique du pays est également élevée, approchant actuellement 90% du PIB (86,7% du PIB en 2015).

Le taux de chômage est relativement élevé (16,2% en 2015). L'économie repose principalement sur le secteur des services qui emploie près de 65% de la population, notamment dans le secteur du tourisme qui connait une forte progression, avec environ 10 millions de touristes chaque année. La Croatie dépend fortement de son commerce extérieur, l'UE lui fournit 76 % de ses importations et reçoit 64% de ses exportations.

Drapeau et hymne

Le drapeau croate date de 1990. Il a été créé et adopté dans la foulée de l’adoption de la nouvelle constitution. Les couleurs rouge, blanche et bleue sont celles des trois anciens royaumes du pays : la Croatie, la Slavonie et la Dalmatie. Le damier rouge et blanc est un héritage de l’appartenance de la Croatie à l’Empire d’Autriche des Habsbourg. Quant à la couronne constituée de cinq écus, elle représente les provinces historiques du pays : Illyrie, Dubrovnik, Dalmatie, Istrie et Slavonie.

L’hymne national croate – Lijepa nasa domovino ("Notre belle patrie") – a été composé par le poète Josip Runjanin en 1835 et mis en musique en 1848 par Antun Mihanovic. Hymne croate officieux depuis 1891, le texte, au ton pacifique, décrit la patrie sous un jour idyllique. La République socialiste de Croatie, membre de la Yougoslavie fédérale, a adopté l’hymne en 1972, repris par la Croatie indépendante en 1990.

Lire l'étude de Notre Europe - Institut Jacques Delors

Culture

Palais de Dioclétien (Split)

Le patrimoine architectural croate porte témoignage de la riche histoire du pays et des multiples influences artistiques et culturelles auxquelles il a été soumis. Les imposantes ruines du palais de l’empereur Dioclétien à Split ne sont que le fleuron d’un ensemble de constructions romaines, en particulier sur les îles Brijuni, Hvar, Krk. La basilique Euphrasieus à Porec est un monument de l’art sacré byzantin, aux magnifiques mosaïques. La brillante culture médiévale et moderne de la cité-Etat de Raguse, rivale de Venise dans l’Adriatique, a laissé à Dubrovnik des ensembles monumentaux extraordinairement bien conservés, malgré les bombardements lors de la récente guerre.

Kraljevic

Mais la poésie croate ne se limite pas aux pierres ni au passé lointain. Le pays a suscité de nombreuses et brillantes carrières artistiques au XIXème siècle, un art ouvert aux influences de l’Europe centrale qui détient alors le pouvoir politique dans la région, mais aussi de la France et de Paris ou les peintres Racic et Kraljevic pratiquent leur art. Le sculpteur Mestrovic est un disciple de Rodin.